Catherine Laurin Jazz Quintet au Zénob: Jazz, cigare, cognac

0
1038

Le Café-Bar Zénob accueillait, le soir du vendredi 20 janvier, la charmante Catherine Laurin et ses acolytes musiciens, pour leur spectacle intitulé Catherine Laurin Jazz Quintet. Le mythique sous-sol proposait une ambiance toute propice aux vieux succès jazz et contemporains. Il ne manquait plus qu’une odeur de cigare et de cognac pour se replonger dans l’esprit des boîtes à chansons d’un Chicago des années 50.

Amalgame musical

C’est aux sons du classique Petit matin de Sylvain Lelièvre que débutait délicatement la soirée. Au programme: des standards jazz revisités et des pièces du répertoire populaire réarrangées. La formation, composée de Daniel Quirion au clavier, Francine Dufour au violon, Éric Charland à la batterie, Sébastien Saliceti à la contrebasse et Catherine Laurin à la voix et au violon, tire son inspiration de styles musicaux variés. «Ayant tous un parcours un peu différent (classique, rock, jazz, blues, etc.), nous avions envie d’utiliser notre bagage éclectique pour proposer un projet original, tout en ayant le jazz comme socle.» C’est ce que nous mentionne l’interprète du groupe, Catherine Laurin.

Catherine Laurin a séduit l’assistance avec sa voix d’une justesse irréprochable. Photo: Alicia Lemieux
Catherine Laurin a séduit l’assistance avec sa voix d’une justesse irréprochable. Photo: Alicia Lemieux

La musique à la peau 

Ce sont des pièces telles que Misty de Ella Fitzgerald, Goodbye Pork Pie Hat de Charles Mingus, Mes joies quotidiennes, tirée de La mélodie du bonheur, ainsi que Le corridor d’Harmonium qui ont composé une partie du répertoire de la soirée. À la grande surprise de tous, le groupe a même offert un grand classique de Nirvana, judicieusement réarrangé par Daniel Quirion, et doucement livré par la voix de Catherine Laurin.

Le public semblait unanime sur la qualité du spectacle qui lui était présenté. En effet, l’aisance avec laquelle se laissaient porter les musiciens sur des morceaux variant entre cadence et volupté témoignait d’une habileté technique indéniable. Le choix des pièces et leur ordre de passage pendant la soirée ont également permis de créer un univers convivial et intimiste.

«Ayant tous un parcours un peu différent (classique, rock, jazz, blues, etc.), nous avions envie d’utiliser notre bagage éclectique pour proposer un projet original, tout en ayant le jazz comme socle.» —Catherine Laurin.

Multiplier les projets

Bien que le Catherine Laurin Jazz Quintet semble un nouveau projet qui veut prendre son envol, Catherine Laurin n’en est pas à ses premiers pas. Effectivement, la jeune chanteuse du groupe Cosmophone se taille tranquillement une place dans le décor mauricien et québécois. Le groupe qui a sorti son premier EP, Cosmophonie, il y a maintenant un an, se produira à nouveau au Zénob le 11 février prochain, en compagnie de High Waters. Il se prépare également à la production d’un premier album pour le moment. «Le prochain album sera plus mûr et réfléchi, et affirmera plus clairement la direction stylistique du groupe», endosse Catherine en relatant l’opportunité un peu précipitée que le mini-album avait signifiée. «Dans un an, nous aimerions lancer notre album et partir en tournée. C’est ce qu’on vise», termine-t-elle.

De son côté, à travers tous ces beaux projets, le Catherine Laurin Jazz Quintet tentera de rester actif cet été en essayant de participer à quelques festivals. Ils sont d’ailleurs à la recherche d’un nouveau nom pour leur formation. Avis aux intéressés!

Jack Saloon A2018

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here