Profil d’athlète — Lisa-Marie Vachon: Ne jamais abandonner

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Lisa-Marie Vachon récolte désormais les fruits de sa détermination pour jouer au volleyball et ce, malgré les critiques. Photo: Patriotes
Lisa-Marie Vachon récolte désormais les fruits de sa détermination pour jouer au volleyball et ce, malgré les critiques. Photo: Patriotes

Bien que les athlètes universitaires soient tous des sportifs de très grand talent, il faut beaucoup plus que cela pour réussir à jouer et performer à ce niveau. La persévérance est de mise pour atteindre ses objectifs, une notion que la recrue Lisa-Marie Vachon sait très bien.

Faire taire les détracteurs

Originaire du petit village de Saint-Prosper, en Beauce, elle commence à jouer au volleyball à l’âge de 12 ans, alors qu’elle est en secondaire un. L’école n’offre cependant pas du volleyball de fort calibre, son développement en tant que joueuse commence donc un peu lentement. Pire, on lui répète souvent qu’elle est trop petite pour le volleyball collégial. Cela ne fait toutefois que renforcer ses convictions.

Elle s’inscrit au Cégep Beauce-Appalaches en techniques de comptabilité et de gestion. Elle y prend son envol au sein de la Division 2 des Condors. Lisa-Marie prend beaucoup d’expérience au cours de ces trois saisons. Malgré le fait qu’on commente encore une fois négativement sur sa taille et ses chances de percer un alignement universitaire, mais elle met les bouchées doubles pour devenir encore meilleure.

Elle choisit l’UQTR pour ses études universitaires en sciences comptables. Ce choix est basé principalement sur un point pivotant: la possibilité de jouer au volleyball pour les Patriotes, la meilleure équipe de division II. «Je n’ai fait qu’une seule demande d’admission et c’était celle-là, c’était vraiment un “do or die” pour moi», raconte-t-elle.

«Même si on n’a aucune défaite, on ne s’assoit pas là-dessus.» —Lisa-Marie Vachon

Quand on veut…

Or, les choses ne se passent pas comme prévu lors des camps de sélections. L’automne dernier, la jeune libéro ne fait pas partie de la sélection initiale de 12 joueurs de l’entraineuse Marie-Ève Girouard. Il faut mentionner que celle qui occupe ce poste défensif l’est depuis plusieurs années, ce qui ne laissait que peu de chances à la recrue.

L’histoire ne s’arrête cependant pas là. Même si elle n’a pas de poste officiel avec l’équipe, Lisa-Marie est invitée aux entrainements afin d’offrir des bras suppléants lors des pratiques. C’est également une façon pour Girouard de commencer immédiatement à entrainer une libéro en vue de remplacer la joueuse actuelle après son départ prévu suite à la fin de la saison.

Puis la chance sourit à la beauceronne, alors que la pilote du club décide que son équipe devrait être composée de 14 joueuses plutôt que 12. Lisa-Marie obtient sa place pour la saison. Bien qu’elle ne joue que très peu au fil des matchs avec sept sets, il s’agit déjà d’un gros plus par rapport au zéro set attendu.

Elle est également très fière de pouvoir se dire membre à part entière des Patriotes et ne cache pas être impressionnée par la détermination de ses coéquipières à devenir constamment les plus performantes possible: «Même si on n’a aucune défaite, on ne s’assoit pas là-dessus. Ça n’aurait pas nécessairement été le cas avec mon équipe du Cégep». Le fait d’être la meilleure équipe les aide justement à se développer encore plus rapidement selon elle: «Il faut jouer contre les meilleures pour s’améliorer». Une attitude sans doute payante, puisque l’équipe volleyball des Patriotes a gagné le championnat provincial récemment.

Partager ses valeurs

Lisa-Marie n’est pas seulement une joueuse engagée sur le terrain, mais elle est aussi une athlète impliquée à l’extérieur. Elle a effectivement été sélectionnée par le Programme Ambassadeurs Lait’s Go Sport mis sur pied par Saputo et le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) afin de faire la promotion de l’exercice physique et d’une saine alimentation, autant chez les sportifs universitaires que des plus jeunes. Deux sujets qui lui tiennent très à coeur.

Dans le cadre de ce programme, elle représente l’UQTR en compagnie de Gabriel Gianetto, cheerleader, dans ce qui se veut une compétition entre les ambassadeurs des différentes universités à savoir qui fera sa promotion de la façon la plus efficace, avec deux bourses de 5000$ à l’enjeu.

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