Robert Fusil et les chiens fous au Café-Bar Zénob: De la musique folk sale dans le sous-sol

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Le groupe Robert Fusil et les chiens fous en pleine prestation au Café-Bar Zénob. Photo: Caroline Filion
Le groupe Robert Fusil et les chiens fous en pleine prestation au Café-Bar Zénob. Photo: Caroline Filion

Le samedi 11 mars dernier, le Café-Bar Zénob recevait Robert Fusil et les chiens fous. Le groupe, composé de sept musiciens farfelus, a présenté son univers déjanté à un public assez restreint. Leur musique est un mélange de sonorités folk sale et de bluegrass, surtout dans les harmonies vocales. Ils ont interprété la majeure partie de leur album Mardi Gras à Hochelaga, sorti en mai 2016.

C’est avec le groupe Mise en demeure que François Dada (alias Robert Fusil) a commencé. La formation se démarque avec des propos politiques dénonciateurs à saveur anti-néo-libéralisme. Avec Robert Fusil et les chiens fous, on tente une approche plus humoristique, moins engagée, mais pas tout à fait neutre. Les propos sont plus sous-entendus, mais tout de même on saisit le message. Malgré leur apparence excentrique, on devine une belle sensibilité dans les propos souvent vulgairement déguisés. Les chiens fous ajoutent également de la féminité et du punch aux mélodies, avec la voix d’Anne-Sophie Doré-Coulombe.

Difficile de savoir si Robert et ses comparses improvisent les paroles des chansons tellement il semble naturel pour eux de chanter de manière exagérément jouée.

Mardi gras à Hochelaga est un beau mélange singulier, ralliant des instruments improbables parfois (comme la flûte traversière accompagnant le banjo et le violoncelle), mais étrangement agréable. Il y a un petit manque de peaufinage pour certaines pièces de l’album qui sonnent un peu «studio maison», mais les rythmiques sont accrocheuses. Les paroles de plusieurs chansons comme Moi pis mes ami-e-s restent en tête et on s’amuse à regarder la bande de joyeux lurons chanter, danser et faire à peu près n’importe quoi.

Somme toute, le sextet ne s’est pas laissé influencer par le public et a donné toute son énergie. Il est souvent difficile de savoir s’ils improvisent les paroles des chansons tellement il semble naturel pour eux de chanter de manière exagérément jouée. Pour les amateurs de musique folk sale, c’est un choix gagnant. Mention spéciale aux présentations des chansons de Laurie Perron, qui étaient divertissantes à souhait et contrastaient avec la musique brute du groupe.

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