«Au-delà des différences»: La sexualité pour tous

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Pour Marie-Ange Perrault et Anthony Morin, l’empathie est très importante quand il est question de parler à propos de la sexualité.  Photo: David Ferron
Pour Marie-Ange Perrault et Anthony Morin, l’empathie est très importante quand il est question de parler au sujet de la sexualité. Photo: David Ferron

L’Association québécoise de la dysphasie (AQD) Mauricie et Centre-du-Québec organisait le 23 février dernier un café-rencontre animé par nos collègues du Zone Campus, Marie-Ange Perrault et Anthony Morin, étudiants en psychologie et membres de l’Association des étudiants en sexologie (AES). Les deux conférenciers ont voulu sensibiliser le public aux différents aspects de la sexualité et ce, peu importe les défis qui en incombent.

Les deux conférenciers, se considérant plus comme des passionnés que comme des experts en sexologie, considèrent que la sensibilisation, l’éducation et la formation reliées à la sexualité sont primordiales.

Lors de la conférence, intitulée «Au-delà des différences», les deux invités de la section régionale de l’AQD ont rappelé que la sexualité fait partie du bas de la pyramide de Maslow, et est donc classée parmi les besoins essentiels. Ce point sert à justifier l’importance de promouvoir davantage l’éducation sexuelle auprès des jeunes.

Ils ont souligné que malgré l’importance de la sensibilisation à la sexualité dès un jeune âge, il s’avère primordial de s’adapter selon le contexte, les personnes à qui l’on s’adresse et le sentiment de compétence face au sujet. Par exemple, comme le mentionne Anthony, entrer de manière impromptue dans la chambre d’une personne adolescente n’est pas la méthode la plus judicieuse pour la rendre à l’aise…

Parler de sexualité, c’est «jongler avec des grenades».

Par la suite, il a été question des personnes vivant avec un handicap intellectuel ou physique. La difficulté d’adopter une perception de soi positive s’avère plus élevée pour ces gens. Être à l’écoute de ses désirs et plaisirs s’avère la clé pour être épanoui(e). «Ils sont beaux dans leurs différences», affirme Marie-Ange.

Pour le président de l’AES, le domaine de la sexologie consistera toujours, lorsqu’il est question de discuter de ses aspects, à «jongler avec des grenades.» L’empathie reste alors la valeur primordiale, entraînant avec elle le respect.

La douzaine de personnes présentes semblaient avoir été interpellées par le sujet. Plusieurs ont fait part de leurs préoccupations à propos de la sexualité: la différence de niveau d’ouverture entre les parents; la manière d’expliquer la période de menstruation lors d’une situation de handicap; l’acceptation de la déculpabilisation en cas de méconnaissance, etc.

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