Profil d’athlète ― Gabriel Gianetto: Un sport pour tous

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Gabriel Gianetto sera assurément de retour pour la prochaine saison de cheerleading. Photo: Patriotes.
Gabriel Gianetto sera assurément de retour pour la prochaine saison de cheerleading. Photo: Patriotes.

À la suite de la dernière compétition de la saison pour la troupe des Patriotes, Gabriel Gianetto jette un regard en arrière sur sa première saison de cheerleading à vie.

Une expérience qu’il ne s’attendait pas nécessairement à vivre. Son sport a toujours été le football, tant au secondaire qu’au cégep, où il s’alignait pour les Triades du Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption. Ne pouvant continuer dans cette branche à l’UQTR, faute d’équipe, il avait arrêté le sport de compétition au cours de deux premières années de son baccalauréat en éducation physique et à la santé.

Rien ne coûte d’essayer

La situation change à l’automne 2016. Approché par des camarades, il est finalement convaincu de donner une chance au cheerleading. «J’ai toujours été intéressé et eu des qualités pour être gymnaste. Je n’ai jamais essayé, mais j’aurais bien voulu», révèle-t-il. Le cheerleading lui permet dans une certaine mesure de corriger la situation.

Outre les qualités acrobatiques, ce sport demande également une grande puissance physique, qu’il peut fournir grâce à son passé de footballeur. Il avoue avoir été étonné par l’effort que demande son nouveau sport: «On entend souvent que le cheerleading n’est pas très masculin, mais tout au contraire, je trouve que c’est plus difficile que le football. »

«Le cheerleading est plus difficile que le football.» ―Gabriel Gianetto

À la suite de cette réalisation lors du camp de sélection, où il admet s’être présenté un peu nonchalamment, il décide de s’investir à fond dans cette nouvelle passion qui l’habite. Il s’intègre rapidement à l’équipe et ne regarde plus jamais en arrière.

Qui ne risque rien n’a rien

Sa saison est compromise lorsqu’il se blesse au cours d’un évènement sans rapport avec le cheerleading juste avant une compétition importante, rendant les entraineurs furieux. Il réussit toutefois à se remettre rapidement et à revenir à temps. Si cette blessure est probablement due au surentrainement, sa forme physique grandement améliorée l’est également.

«Je suis vraiment fier de voir où je suis rendu depuis le début de la saison, où je suis parti de rien». Ravi de progresser rapidement et de pouvoir réussir à un haut niveau, il n’est cependant pas entièrement satisfait des performances de son équipe, qui a fini troisième au classement. «Je suis très compétitif. Lorsqu’on me dit que je suis deuxième, tout ce que je veux, c’est faire en sorte de devenir premier».

Briser les préjugés

En tant que futur enseignant en éducation physique, il trouve primordial de faire en sorte que de nouvelles perceptions de son sport se développent, et de valoriser davantage ce dernier, surtout auprès des garçons. En effet, rares sont les troupes de cheerleading qui comptent plus d’un garçon, tant au primaire qu’au secondaire.

Lorsque Gabriel regarde son équipe cette saison, il est évident que ça ne devrait pas être le cas: «Cette année dans l’équipe, nous sommes huit hommes, et ça fait vraiment toute la différence. Il faut comprendre que tout le monde a sa place. Ce n’est pas parce que tu es un garçon que tu n’as pas le droit de faire du cheerleading».

«Lorsque je suis deuxième, tout ce que je veux, c’est devenir premier.» ―G. Gianetto.

Fin de saison douce-amère

Premiers à la première compétition, deuxième à la seconde et troisième à la suivante, il ne fallait pas que la tendance se maintienne pour le Patriotes et ses coéquipiers. Avec une dernière compétition qui comptait pour 50% au classement final, la première position générale était toujours à portée.

L’équipe performe bien, mais ne peut décrocher plus qu’une troisième place à la compétition et termine donc également au troisième échelon du classement général. Ce qui ne démotive pas Gabriel : «Je suis très fier de nos deux performances! Nous avons tout donné.» Il voit le futur d’un bon œil et est déterminé à revenir encore plus fort l’an prochain.

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