Profil d’athlète ― Billal Qsiyer: Effort rime avec succès

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Billal Qsiyer aura été un joueur marquant, autant sur le terrain qu’en-dehors. Photo: Patriotes
Billal Qsiyer aura été un joueur marquant, autant sur le terrain qu’en-dehors. Photo: Patriotes

L’équipe masculine des Patriotes au soccer a connu beaucoup de succès cette année. Si cela n’a pas été l’affaire d’un seul homme, un joueur s’est cependant grandement démarqué parmi ceux-ci: le milieu de terrain Billal Qsiyer.

Un parcours impressionnant

Franco-Marocain d’origine, il a parcouru un long chemin d’élite avant d’aboutir à Trois-Rivières. Après avoir dominé dans sa région natale toute son adolescence, il représente le Maroc au niveau international en U17. Il joue par la suite au niveau national jusqu’en U19.

Vers 18 ans, il réalise qu’il se fait tard pour obtenir un contrat professionnel, malgré quelques essais infructueux en Allemagne, France, Angleterre et Suisse auprès de clubs de bon calibre. En échange étudiant à Montréal, il décroche un contrat avec l’Impact de Montréal, encore dans la Ligue de soccer canadienne à ce moment-là, mais ne perce pas.

«Il ne faut pas se contenter du minimum.» ―  Billal Qsiyer

Il s’exile donc dans une université américaine. Trois ans plus tard, il en ressort, baccalauréat en poche. Bien que quelques offres d’essais professionnels dans la Ligue majeure de soccer, plus haut niveau de compétition en Amérique du Nord, s’offrent à lui, une blessure l’empêche de s’y présenter.

Une entrée remarquée

Il décide donc plutôt de revenir dans la Belle Province pour y faire sa maitrise. «On m’a mis en contact avec Roch Goyette, l’entraineur des Patriotes, et ça s’est fait rapidement». Il entreprend ses études supérieures en administration des affaires et se taille aisément une place dans l’alignement.

Après une période d’adaptation où il avoue avoir eu du mal à trouver sa niche parmi ses coéquipiers, la chimie se développe peu à peu. Formé en Europe, Qsiyer apporte à l’équipe un niveau de technique très élevé. «On nous apprend beaucoup les un contre un et le dribble. En Amérique du Nord, le développement des joueurs mise surtout sur le physique.»

En plus de son côté technique, le nouveau venu apporte avec lui un immense bagage de professionnalisme qu’il transmet à ses coéquipiers. Par son grand leadership et son éthique de travail impeccable, il est parvenu à changer significativement la mentalité de l’équipe. «Après les matchs, les joueurs rentraient directement. Aucune récupération ou travail supplémentaire. Ce n’est pas très professionnel». Billal a pris en charge de faire changer les choses.

Des résultats concrets

«Il ne faut pas se contenter du minimum, tout simplement». Cette ligne de pensée a fait de Qsiyer un joueur-clé de la formation. En plus de son impact hors du terrain, il a été un pilier de la formation dès son arrivée. Cet hiver, il a été nommé joueur du match dans six des huit parties auxquelles il a pris part en totalité.

Son seul regret cette saison: un claquage en demi-finale.

Ses performances lui ont également valu une place sur la première équipe d’étoile du Réseau du sport étudiant du Québec. «Ça fait toujours plaisir d’être reconnu, dit-il. Je n’avais pas l’obligation de jouer cet hiver, mais j’ai décidé de le faire et de m’impliquer à fond. Je suis content du résultat».

Son seul regret cette saison: un claquage en demi-finale, directement au début du match. Il a alors dû observer, impuissant, son équipe subir une défaite crève-cœur en tirs de punition. Un triste sort pour celui qui n’avait droit qu’à une année avec les Patriotes, vu son séjour aux États-Unis.

Cette saison lui a tout de même permis de recevoir un téléphone du Dynamo de Québec, où il jouera cet été. Un haut calibre où il pourra continuer de pratiquer son sport avec les mêmes hauts standards qu’il espère avoir laissés en héritage aux Patriotes après son départ. Comme il le dit si bien: «Il faut travailler dur pour avoir quelque chose à la fin».

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