Théâtre des Nouveaux Compagnons: Soirée Molière

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Après plusieurs représentations de la soirée Molière, les acteurs du Théâtre des Nouveaux Compagnons (TNC) ont livré une excellente prestation ce vendredi 7 avril à la Salle Anaïs Allard-Rousseau de la Maison de la Culture de Trois-Rivières.

Ce vendredi était l’avant-dernière soirée où l’on pouvait assister à la représentation de deux pièces de Molière adaptées par l’équipe du TNC de Trois-Rivières. La soirée a été digne d’une première. En effet, la salle a été ravie d’assister à des adaptations des pièces Les Précieuses ridicules et Le Médecin malgré lui de Molière.

Avec un seul et unique décor, la première pièce, Les Précieuses ridicules, a été ajustée avec un soupçon de sarcasme dans la personnalité des personnages. Rappelons que cet acte de comédie a été présenté la première fois à Paris en 1659. C’est donc avec grande humilité que je reconnais le travail de vulgarisation qui s’est retrouvé derrière les dialogues arrangés par Annie Trudel. Le mélange de langage contemporain avec l’écriture de Molière nous a permis de bien cerner l’idée de la pièce et de nous concentrer à apprécier les jeux théâtraux des acteurs. En effet, Samuel Fortin a été excellent dans son rôle du marquis de Mascarille, jeune homme un peu narcissique, qui croit avoir de plus belles qualités que les autres. L’exagération qu’il ajoutait dans ses gestes a fait bien rire les spectateurs, principalement lorsqu’il s’amusait au jeu de la séduction avec les personnages de Magdelon (Camille Beauchemin) et Cathos (Kathleen Lacroix).

Un drôle de jeu de séduction de la part de Samuel Fortin.

En deuxième spectacle, c’est Adamo Ionata qui a charmé le public dans son rôle de Sganarelle. Martine (incarnée par Roxanne Pellerin), sa femme, désirant vengeance de ses violences et de son ivresse, le place dans une situation bien gênante où il devra jouer le rôle d’un médecin «bien malgré lui». L’adaptation faite par Yves Deguire a fait ressortir la touche humoristique plutôt que dramatique de la pièce. La réplique clé de la pièce a été celle de Sganarelle qui nous a dit: «la médecine l’a échappé belle.» Cette phrase prend tout le sens de la pièce, qui s’est avérée être une parodie des avancées médicales irrationnelles de l’époque. Encore une fois, la simplicité du décor a charmé. Elle a permis de libérer l’espace de jeu et de laisser ainsi de la place à une mise en scène de qualité.

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