ASTRE UQTR – AFPC: Gains et concessions

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Joël Tremblay, vice-président des communications pour l’ASTRE UQTR - AFPC. Photo: David Ferron
Joël Tremblay, vice-président des communications pour l’ASTRE UQTR – AFPC. Photo: David Ferron

L’Association syndicale des travailleurs étudiants et travailleuses étudiantes de l’Université du Québec à Trois-Rivières – AFPC (ASTRE UQTR – AFPC) a organisé le 14 mars dernier une assemblée de ratification de l’entente de principe, qui s’est tenue au pavillon Ringuet. Au cours de cette assemblée, les clauses de la nouvelle convention collective négociée entre le syndicat et l’UQTR ont été adoptées.

Depuis la date de cette rencontre, les nouvelles mesures salariales pour les étudiants employés de l’UQTR sont applicables. Parmi celles-ci, mentionnons l’atteinte du salaire de base de 15$ de l’heure d’ici avril 2019.

Les négociations ayant pris fin, l’augmentation salariale de 2016 est entrée en vigueur le 19 mars dernier et celle de 2017, 13 jours plus tard. Selon Joël Tremblay, vice-président aux communications pour le syndicat, la «prolongation indue» des négociations explique ce retard de presque un an, qui a permis à l’université d’économiser de l’argent.

En concession à l’obtention du salaire de base, les temps de remplacement des travailleurs du Service de l’activité physique et sportive (SAPS) de l’UQTR ont été revus. Auparavant, ces employés étudiants pouvaient disposer de 20% de remplacements autorisés. Désormais, ils en bénéficient d’un à trois (donc ce n’est plus compté en pourcentage).

Parmi les gains reliés aux aspects non salariaux, il y a d’abord le prolongement du temps de la compensation financière d’une travailleuse en congé de maternité. L’indemnité passe de huit à 12 semaines.

Comme autre gain, notons que la durée d’affichage (variable selon les secteurs) pour un poste restera la même, mais s’appliquera désormais uniquement durant les jours ouvrables. Autre victoire de l’ASTRE UQTR-AFPC: une augmentation de la rémunération du temps de travail des surveillants d’examens. Avant la nouvelle convention, ces surveillants n’étaient pas rémunérés lors des 15 minutes avant et après les tests exigés, ce qui a été modifié.

Le salaire de base des étudiants sera de 15$/l’heure.

Joël mentionne que les négociations, dont il a fait partie, ont duré un an. Outre les représentants de l’UQTR, les discussions ont inclus l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), dans laquelle l’ASTRE UQTR se retrouve affiliée; Guy François Valery Ayissi Eyebe, président du syndicat étudiant; Yanick Chokogoue Momeni, trésorier; Amandine Duhil, attachée exécutif. Ces personnes formaient le comité de négociation finale, puisqu’en raison des démissions en cours de route, seul le vice-président aux communications est resté tout au long des pourparlers.

Un regroupement en mouvement

Le porte-parole du syndicat étudiant explique qu’au cours des cinq années d’existence du regroupement étudiant, la structure exécutive a changé. D’abord initié par Hugo Loranger, à l’époque étudiant au deuxième cycle en relations de travail, l’exécutif de l’ASTRE UQTR-AFPC s’est donné des balises au fil des ans, afin de permettre aux gens qui succèderont aux membres présents de bénéficier d’une certaine continuité. Par exemple, la personne responsable à la trésorerie doit avoir une connaissance en comptabilité.

Celui qui occupe les responsabilités de communication au sein du regroupement étudiant note aussi l’importance d’une mobilisation efficace pour rejoindre les membres, dont le nombre fluctue selon les saisons. Courriel, page Facebook, organisation d’événements (comme celle soulignant la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes le 6 décembre dernier), ainsi qu’une présence lors d’activités organisées par d’autres organismes, comme le Groupe d’Actions Femmes (GAF).

Le porte-parole de l’ASTRE avance aussi qu’en raison de la durée temporaire d’un emploi par les étudiants, il est plus difficile de leur faire susciter un engagement syndical. Toutefois, il n’a pas senti de son côté des craintes ou un rejet du regroupement comme en 2011, alors que certains futurs membres craignaient des représailles lors de sa création.

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