Tribune libre de l’AGE UQTR: L’islam au cœur des discussions

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Lamine Foura. Photo: Gracieuseté
Lamine Foura. Photo: Gracieuseté

La communauté universitaire avait rendez-vous ce mercredi 29 mars à 18h au 2096 pavillon Ringuet avec Lamine Foura, pour une Tribune libre intitulée «Discussion autour de l’Islam: mythe et réalité». Une dizaine de curieux ont ainsi participé au débat organisé par l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR).

Diversifier l’offre culturelle

Dernière Tribune libre pour le semestre d’hiver, l’événement avait pour sujet l’islam. «Le but d’une Tribune libre est de choisir des thématiques différentes et d’avoir une discussion autour», explique Frédérik Farid Borel, conseiller à l’exécutif de l’AGE UQTR. L’idée d’inviter monsieur Foura était assez évidente, vu sa notoriété dans les médias québécois. Détenteur d’une licence en sciences islamiques de l’Université d´Alger (1996) et cofondateur du Congrès Maghrébin au Québec, celui-ci déclare qu’il n’a «jamais refusé une invitation. […] C’est le dialogue qui fait la différence». Une discussion de trois heures s’est ensuivie sur l’islam à travers les événements historiques, qui permettent de mieux comprendre les religions.

«C’est le dialogue qui fait la différence.»  ― Lamine Foura

Connaître l’islam

«Avec ce qui s’est passé à Québec, il est important d’avoir la chance de pouvoir dialoguer et d’échanger», affirme Frédérik Farid. Coran, vie du prophète Mahomet, tolérance: de nombreux aspects de l’islam ont été évoqués, en passant aussi par la case, plus sombre, de l’islamisme radical et des dangers que peut occasionner l’Internet. M. Foura déplore: «Parce que tu t’appelles Ali ou Mohammed, on peut te dire, à tort, que tu es musulman. Toi, tu es jeune, tu t’interroges, tu vas voir ce qu’est l’islam sur Internet et tu tombes sur les discours de Daesh».

Ouvrir son horizon

Une très grande part de la Tribune libre s’est concentrée autour des échanges avec le public: interrogations, éclairages scientifiques, récits de vie. Le public témoigne: «Je veux connaître son interprétation de l’islam», «Je m’intéresse à toutes les religions et tente d’aller aux débats», «On entend jamais parler de l’islam subsaharien ou asiatique.»

Enfin, les notions de savoir-vivre et d’intégration dans les sociétés laïques ont été mises en exergue. «Quand on se frotte et qu’on se pose des questions, c’est qu’on souhaite s’intégrer», se réjouit M. Foura.

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