Assemblée générale annuelle de l’AGE UQTR: Le CX reconduit

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L’Assemblée générale annuelle (AGA) de l’Association des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) s’est déroulée le mercredi 27 septembre dernier au 1012 Nérée-Beauchemin.

Plus d'une centaine de membres étaient présents à l'AGA du 27 septembre. Photo: Marie Labrousse
Plus d’une centaine de membres étaient présents à l’AGA du 27 septembre. Photo: Marie Labrousse

Points discutés

L’AG a accepté à l’unanimité que L’AGE UQTR rétablisse l’assistance financière à l’Association des étudiants du département de philosophie (AEDP), qu’elle s’était vue couper en avril dernier au motif des absences fréquentes de leur administratrice en conseil d’administration (C.A.).

L’Association des étudiants au doctorat en chiropratique (AEDC) a demandé une augmentation de frais indirects obligatoires (FIO) de 92$ par an (soit 46$ à la session d’automne et 46$ à la session d’hiver) pour les étudiants de leur programme, hausse décidée lors de leur propre AG, afin de couvrir des dépenses incompressibles de leur programme. Par ailleurs, l’Association des étudiant(e)s en sciences comptables et administratives (AESCA) a également demandé une hausse des FIO de 2,5$ par an (5$ à la session d’hiver 2018) pour les étudiants inscrits dans un cours de leur département, afin de couvrir les frais de gestion d’un logiciel d’examen. Dans les deux cas, les propositions ont été acceptées à majorité par l’AGA.

Plusieurs étudiants ont demandé une motion de vote de non-confiance envers cinq officiers du conseil exécutif (CX), ce qui aurait eu pour effet de provoquer leur démission au cours de l’AG, ou leur destitution au cours d’une assemblée générale spéciale (AGS) convoquée au plus tard dix jours après la décision.

Les cinq officiers concernés étaient les membres du CX déjà en poste l’an dernier et qui ont vu leur mandat renouvelé (ou un autre poste du CX dans le cas de la présidente Solange Lapierre), à savoir:

La présidente, Solange Lapierre
Le secrétaire général, Jimmy Lacourse
Le vice-président à la vie associative et au développement durable, Mickaël St-Pierre
Le vice-président aux affaires académiques des cycles supérieurs, Alexandre Côté
Le vice-président aux affaires sociopolitiques, Samuel Plante

Les cinq officiers concernés étaient déjà des membres du CX l’an dernier.

Les faits reprochés

Les étudiants à l’origine de cette proposition accusaient le CX d’avoir gravement manqué à leur mandat de défendre les intérêts des étudiants, et ce, depuis l’année 2016. Leur critique porte sur plusieurs événements qui se sont déroulés depuis l’année dernière, tout particulièrement la gestion de la Chasse Galerie et le déroulement des deux AGS de l’hiver 2017.

Pour rappel, au cours de l’année 2016-2017, des démarches ont été menées pour faire de la Chasse Galerie une compagnie à numéro, dont le C.A. serait séparé de celui de l’AGE UQTR. Cette décision avait été prise afin de permettre aux étudiants internationaux de réintégrer le C.A. de l’AGE UQTR (voir nos articles du 28 septembre 2016 et du 21 janvier 2017). Lors de l’AGA du 28 septembre 2016, des étudiants ont ajouté un point à l’ordre du jour pour que la situation soit expliquée aux membres. Un suivi a été fait pour savoir où en étaient les démarches lors de l’AGS du 15 février dernier.

Durant la plus récente AGA, certains ont demandé à ce que soient présentés les nouveaux statuts et règlements généraux (SRG) de la Chasse Galerie, actuellement en cours de révision. La demande a été refusée, au motif qu’il fallait vérifier quelles étaient les informations pouvant être publiquement divulguées ou non. Le secrétaire général, qui fait également partie du nouveau C.A. de la Chasse Galerie, a précisé que les SRG étaient consultables à titre individuel à son bureau.

Les étudiants à l’origine de la proposition reprochaient au CX d’avoir considérablement manqué de transparence sur ce dossier et estimaient que ce changement de statut dépossédait les étudiants de tout pouvoir sur la Chasse Galerie, censée être «[leur] bien».

Par ailleurs, le déroulement de l’AGS du 15 février dernier a été contesté. C’est au cours de cette AG que les étudiants ont adopté une hausse de 5$ des cotisations étudiantes. Or, la validité de cette décision a été contestée pour deux raisons.

Tout d’abord, l’avis de motion qui devait avertir les étudiants de cette hausse n’a pas pu être effectué comme prévu lors de l’AGA du 28 septembre 2016, à cause d’une perte de quorum. Cette dernière s’est achevée le 15 février et l’avis de motion a été présenté à ce moment-là, soit le même jour que la prise de décision, ce qui a «empêché les étudiants de se préparer et de prendre une décision éclairée», selon les détracteurs du CX.

Par ailleurs, le quorum avait été tout juste atteint en comptant la présence de la secrétaire d’assemblée. Ce point a été vivement contesté lors de l’AGS du 29 mars et a conduit à adopter une résolution pour ne plus compter le présidium d’assemblée dans le quorum par la suite.

À la suite de cette AGS, plusieurs des personnes à l’origine de la proposition de mention de blâme avaient d’ailleurs cosigné une lettre envoyée au C.A. de l’AGE UQTR, dans laquelle elles faisaient part du malaise d’un certain nombre d’étudiants face au déroulement des deux AGS de l’hiver 2017, estimant que les officiers monopolisaient la parole et ne laissaient pas les étudiants s’exprimer.

la demande de vote de non-confiance se basait tout particulièrement sur la gestion de la Chasse Galerie et le déroulement des deux assemblées générales de l’hiver 2017.

La motion de vote de non-confiance a été battue à majorité, avec:

47 votes pour
57 votes contre
21 abstentions
Total : 125 voix

Cependant, seuls 120 votants ont été enregistrés, ce qui laisse une incertitude de cinq votes. Le président d’assemblée a néanmoins entériné la décision en estimant que ces cinq votes ne changeaient pas le résultat final, d’autant plus qu’un grand nombre d’étudiants avaient déjà quitté l’assemblée après leur vote.

La présidente de l’AGE UQTR, Solange Lapierre, a remercié l’assemblée de renouveler sa confiance au CX, tout en reconnaissant que le nombre de votes pour la proposition constituait un sérieux avertissement.

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