Yoga: Une activité à la mode?

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Le Centre d’activité physique et de santé (CAPS) Léopold-Gagnon de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre différentes séances de yoga en groupe. Il existe également quelques autres endroits dans la ville de Trois-Rivières où l’on peut pratiquer le yoga: un nouveau centre est d’ailleurs apparu dans le paysage cette année. Peut-on parler d’un engouement pour cette discipline?

Plus de 115 étudiants.es de l’UQTR se sont inscrits.es au cours de yoga du CAPS pour la session d’automne 2017. Durant l’heure du dîner, 50% des personnes inscrites aux différentes séances de yoga sont des étudiants.es à l’UQTR, un chiffre qui monte jusqu’à 95% pour les participants.es fréquentant ces cours en soirée.

Le CAPS offre quatre types de yoga différents. Tout d’abord, le Power Yoga arrive en première position sur l’échelle de la popularité; vient ensuite le yoga athlétique, plus physique, qui répond particulièrement à la demande de grands sportifs.ves; puis une nouveauté apparue pendant la session d’hiver dernier, le Hiit yoga, qui obtient de plus en plus de succès auprès des étudiants.es; enfin, le yoga «100% zen» ferme la marche en quatrième position de popularité. Avec la nouveauté du Hiit yoga, l’engouement pour cette pratique s’est accentué chez les étudiants.es de l’UQTR. Mais même sans cette dernière variété, le yoga en général demeure très populaire au CAPS, selon Isabelle Arsenault, attachée d’administration. «C’est parmi nos cours forts (le yoga). En fait, les trois cours forts au CAPS, c’est le yoga, la zumba puis les cardio-vélos. C’est quand même des cours qu’on remplit facilement. Notre clientèle étudiante recherche un style de yoga qui bouge.»

Le nouveau centre de yoga, Solia yoga, a été fondé à Trois-Rivières il y a un peu plus d’un an. Le centre compte actuellement 950 membres inscrits et offre 19 différentes alternatives en yoga. Certaines d’entre elles se concentrent plutôt sur la stabilité et sur l’équilibre, alors que d’autres demandent plus d’intensité énergique. Selon Elizabeth Fugère, professeure de yoga dans ce centre, cette discipline demeure actuellement marginalisée en Mauricie. «Dans les grands centres tels que Montréal ou Québec, on peut retrouver plus d’une soixantaine d’endroits», estime-t-elle. «Ici [à Trois-Rivières], on retrouve quelques locaux pour le yoga, mais on est loin de rentrer dans des techniques spirituellement avancées.»

Le yoga demeure très populaire au CAPS en général: l’engouement pour cette pratique emble s’être accentué chez les étudiants.es de l’UQTR.

La diminution du stress, le fait de vouloir reconnaitre les forces de son corps ainsi que la recherche de flexibilité sont les raisons les plus courantes qui poussent les gens à se lancer dans cette pratique. Le yoga peut également apporter certains éléments complémentaires à une autre discipline sportive. Elizabeth fait du yoga depuis plus de 15 ans: «Je faisais du crossfitt et j’avais besoin de retrouver une certaine flexibilité. C’est avec le yoga que j’ai pu travailler [là-dessus].» Pour Andréanne, le yoga est aussi une philosophie: «Je suis inscrite à ce centre de yoga depuis deux semaines. Pour moi, le yoga permet d’unifier le côté physique et le côté mental.»

Bien que le yoga soit un peu plus connu qu’il y a quelques années, il en demeure pas moins qu’il y a, tout de même, une ligne marginale même si elle s’amincit. Il existerait donc un certain engouement pour le yoga, sans que ce soit la folie furieuse. Toutefois, l’engouement serait plus important dans certains secteurs, comme celui du CAPS de l’UQTR.

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