Retour de Marie-Ève Nault: Une addition de taille

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Nault est fière du parcours qui l’a amenée à entrainer les Patriotes.  Photo: Soccer Canada
Marie-Ève Nault est fière du parcours qui l’a amenée à entrainer les Patriotes. Photo: Soccer Canada

La formation de soccer féminin des Patriotes prend du galon rapidement au sein du Réseau du Sport Étudiant du Québec (RSEQ). Pour continuer sur cette lancée, l’équipe peut maintenant compter sur l’expérience incomparable que lui procure le retour derrière le banc de Marie-Ève Nault.

La nouvelle entraineuse-adjointe pratique ce sport depuis l’âge de sept ans et n’en démordra pas de sitôt. Bien qu’elle avoue n’avoir jamais aimé courir, que ce soit derrière un ballon ou non, ses raisons d’être amoureuse du sport restent nombreuses. Selon elle, «c’est être en équipe, jouer ensemble à l’extérieur, la stratégie et les tactiques ainsi que le dépassement de soi», qui font du soccer le sport qu’elle a choisi.

Un choix judicieux, puisqu’elle est maintenant reconnue comme l’une des meilleures joueuses de l’histoire de la Mauricie, tout comme son idole de jeunesse Luce Mongrain. Cette dernière faisait partie de la première équipe canadienne à participer à la Coupe du Monde de la FIFA (Fédération International de Football Association) et son histoire a convaincu Nault qu’elle était capable d’en faire de même.

La défenseure a cependant poussé la barre encore plus haut aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Elle faisait alors partie de l’équipe canadienne qui a remporté la première médaille olympique du pays dans cette discipline, une médaille de bronze arrachée à la France 1-0. «C’était vraiment le summum. J’en parle et j’en ai encore la chair de poule. Quand l’arbitre a sifflé à la fin du match, sur le podium, recevoir la médaille, c’était un moment superbe à partager avec l’équipe», confie-t-elle.

«On a le groupe pour accéder aux séries.» — Marie-Ève Nault

En plus de cela, elle apporte dans son bagage une autre médaille de bronze en tant que substitut à Rio l’an dernier, deux participations en Coupe du Monde de la FIFA (Allemagne 2011 et Canada 2015) et de nombreuses années de soccer de haut niveau en Amérique et en Europe, notamment en Suède où son équipe a accédé à la finale de la Ligue des Champions.

Maintenant de retour derrière le banc des Patriotes après quelques brefs séjours au fil des années, elle affirme que la décision de revenir était naturelle pour elle. «Je m’ennuyais déjà du soccer, je suis excitée de revenir.» C’est pourquoi elle n’a pas hésité et a sauté sur l’occasion lorsque l’entraineur-chef Durnick Jean l’a contactée pour le poste.

De nombreux changements ont eu lieu au sein des Patriotes depuis son dernier passage. «L’université encadre beaucoup plus les athlètes avec la salle de performance, les services de kinésiologie et la thérapie du sport. [Les entraineurs] sont beaucoup plus concentrés sur les détails.» Hormis l’existence d’un terrain extérieur praticable sur le campus, les Patriotes semblent avoir tous les éléments clés pour devenir un programme dominant.

«Je suis excitée de revenir derrière le banc.» — M.-È. Nault

Revenir entrainer à l’UQTR lui permettra également de redonner davantage à sa région natale. En s’impliquant et en affichant son parcours, elle pourra certainement inspirer de nombreuses autres jeunes filles à se donner à fond dans leurs sports pour atteindre elles aussi les plus hauts niveaux de compétition, comme Mongrain l’avait fait pour elle.

Concrètement, Nault veut mettre ses vastes connaissances défensives à la disposition de l’équipe afin de permettre à Jean et aux autres adjoints de se pencher davantage sur l’offensive. Cette façon de faire porte déjà ses fruits, alors que les Patriotes connaissent un excellent début de saison et semblent sur la bonne voie pour accéder aux séries, l’objectif de toutes. «On a le groupe pour. Les filles croient de plus en plus en elles et en nos chances.»

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