ÉDITORIAL: L’humain approximatif — TR-ès municipale

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Samuel «Pedro» Beauchemin. Photo: Mathieu Plante
Samuel «Pedro» Beauchemin. Photo: Mathieu Plante

Nous sommes maintenant à moins de deux mois des prochaines élections municipales. Je ne peux pas passer à côté d’une aussi belle occasion de parler politique.

J’avais publié un article un peu abrasif sur le règne du présent maire Yves Lévesque. Loin de moi l’idée de retourner le fer dans la plaie! Je veux plutôt me concentrer sur les grands enjeux de la campagne, quitte à égratigner l’actuel maire au passage, encore une fois. J’aimerais ensuite présenter quelques événements auxquels vous pourrez assister pour mieux connaître certains candidats.

Il y a officiellement trois candidats à la mairie de Trois-Rivières. Il s’agit, autre que monsieur Lévesque, de Jean-François Aubin et d’André Bertrand. Mais qu’est-ce que ces trois hommes blancs passés la cinquantaine ont comme plan d’avenir pour notre ville?

Lévesque veut poursuivre le développement de son district 55. Pour ceux qui ne savent pas encore ce qu’est cette zone, c’est dix millions de dollars de béton sur des terres agricoles. Tanguay et Mercedes y sont déjà installés. D’autres grandes entreprises viendront s’installer dans un territoire en partie inondable (TRèsmouillé) et ainsi attiser le consumérisme trifluvien.

Qu’est-ce que ces trois hommes blancs passés la cinquantaine ont comme plan d’avenir pour notre ville?

Au district s’ajoute un colisée. Si la ville de Québec en a un à moitié vide, pourquoi pas nous? Un projet de rénovation et d’agrandissement de l’ancien colisée situé derrière l’hippodrome prévoyait un coût d’environ 14 millions de dollars. M. le maire a par contre omis de présenter cette évaluation au conseil municipal, qui a plutôt accepté un projet d’emprunt de 53,1 millions de dollars pour en construire un nouveau (TRèsdémocratique).

Les deux prochains points défendus par M. Lévesque m’interpellent davantage. D’abord, l’implantation d’un train de passagers qui relierait les villes le long du Saint-Laurent est une excellente initiative qui favoriserait la création d’emplois et l’amélioration du transport en commun.

Faire de l’ancienne Aleris un quartier résidentiel est la deuxième bonne idée du maire. Cet élan, je l’espère, pourra revitaliser un peu le bas du Cap-de-la-Madeleine, le mal-aimé de la région. Pour ne pas dire TRès pauvre. En plus, le cadavre de cette ancienne aluminerie disparaîtrait pour de bon du paysage.

Jean-François Aubin, quant à lui, mise sur l’entrepreneuriat pour développer la ville. Il veut que Trois-Rivières fasse partie du top dix canadien dans ce domaine. Il souhaite éviter les erreurs commises par le passé, principalement en ce qui concerne l’implantation de grandes entreprises. La région a payé un fort tribut le départ de plusieurs de ces industries.

TRèsdémocratique»)

Le développement de l’aéroport et celui des énergies renouvelables sont aussi au cœur des préoccupations du postulant à la mairie. Mais l’avenir, selon M. Aubin, est dans les PME.

Depuis peu, il y a un nouveau candidat en la personne d’André Bertrand. Lui aussi s’engage à revitaliser l’économie de la ville. Il promet de baisser la taxe foncière ainsi que la limite de vitesse entre la sortie des Prairies et le boulevard Jean-XXIII. Plusieurs personnes ont accusé M. Bertrand de vouloir diviser le vote au profit d’Yves Lévesque (TRèsamis).

Il y a bien des chances que vous ne soyez pas aux faits des candidats à la mairie et au conseil municipal. Je vous propose donc deux activités qui vous permettront d’avoir une meilleure idée.

Premièrement, vous pourrez, dans le confort du local 1012, assister au débat entre M. Aubin et M. Bertrand. Il sera même possible pour vous de les questionner. Le tout se déroule le mercredi 11 octobre à midi. Comme vous pouvez le voir, M. Lévesque ne sera pas présent. Ce dernier a décliné l’invitation (TRèsabsent). Si vous tenez vraiment à le rencontrer, vous aurez probablement plus de chance du côté de l’amphithéâtre et d’autres lieux plus huppés de Trois-Rivières.

Il oublie peut-être que l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a joué un rôle très important, et continue de le faire, lors du déclin de l’industrie manufacturière dans la région. En effet, que serait devenue la ville sans cette institution, lorsque la CIP, Aleris, Fruit of the Loom et bien d’autres usines ont fermé? Je sais que notre université n’est pas la seule héroïne dans cette histoire, mais elle a quand même favorisé et stimulé l’économie et la culture régionale.

Deuxièmement, le Chic Camping Bureau, cet édifice à logements imprégné d’une vie de communauté citoyenne active, tiendra une assemblée de cuisine, histoire de jaser politique. La cour arrière recevra, ce dimanche 15 octobre, plusieurs aspirants. Jean-François Aubin et cinq autres aspirants au conseil municipal ont déjà confirmé leur présence.

Yves Lévesque a décliné l’invitation («TRèsabsent»)

Ce rassemblement se préoccupe principalement de l’avenir du centre-ville de Trois-Rivières. Une période de questions dirigées précédera un micro ouvert pour les citoyens présents. Le Chic Camping avait tenu une assemblée du genre lors des élections provinciales en 2012. Plus d’une centaine de personnes étaient venues assister au débat entre les différents représentants du Parti Québécois, de Québec Solidaire, de la Coalition Avenir Québec ainsi que du Parti Conservateur provincial.

Vous n’avez donc plus d’excuses pour ignorer ce qui se passe du côté de la politique municipale.

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