«Les Offrandes» au Centre culturel Pauline-Julien: Une production bien connectée

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De gauche à droite: Danys Levasseur, Maria Juliana Vélez et Isabelle Clermont. Crédit: Dany Janvier.
De gauche à droite: Danys Levasseur, Maria Juliana Vélez et Isabelle Clermont. Photo: Dany Janvier.

Projet artistique qualifié d’ambitieux par ses artistes, Les Offrandes était présenté le jeudi 19 octobre dernier au Centre culturel Pauline-Julien de Trois-Rivières. Ce spectacle s’est également tenu en simultané au Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger de Victoriaville.

L’improvisation en «streaming»

Deux représentations pour n’en faire qu’une, c’est l’idée centrale de cette production. À l’aide de moyens technologiques, les spectateurs ont eu droit à l’action sur scène dans leur propre espace, et ont en même temps assisté à la représentation sur grand écran de l’autre partie du spectacle. Tous les sons que l’on entendait provenaient de la représentation de Victoriaville, mais tout était de concert ensemble dans cette improvisation. La récitation d’un texte sous le thème «Les étoiles», tout au début, était le seul moment verbal de la représentation.

Deux représentations pour n’en faire qu’une, c’est l’idée centrale de cette production.

L’esthétique et les artistes

Les Offrandes réunissaient trois artistes, soit la danseuse Maria Juliana Vélez à Trois-Rivières, ainsi que la musicienne Isabelle Clermont et le musicien Danys Levasseur à Victoriaville. Malgré leur distance, l’exécution de leurs différentes disciplines pouvait s’arrimer ensemble. Tantôt consonants, tantôt dissonants, les artistes interprétaient des sons et des formes d’improvisations musicales selon ce qu’ils ressentaient. Les frottements d’un archet sur la harpe ou sur des roues de bicyclettes étaient des moyens adoptés par les musiciens pour créer des dissonances. D’ailleurs, la bicyclette était le thème majeur des Offrandes; des roues de vélo contribuaient à l’aspect visuel du décor, bien présentes sur les deux scènes. Également, aux deux extrémités de la scène, des images étaient projetées. Aspect intéressant: entre le projecteur et l’écran, l’utilisation de vieilles fenêtres contribuait à la distorsion des images, une fois apparue sur l’écran.

L’idée de créer des «lieux de diffusion culturelle connectés» est celle de la Société des Arts technologiques (SAT). En septembre dernier, cette société a créé Scènes ouvertes, un réseau dédié à cette idée réunissant 19 lieux connectés. La Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, par le biais du Centre culturel Pauline-Julien et du Carré 150, collabore aux productions de Scènes ouvertes.

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