Portrait d’une étudiante aux cycles supérieurs: Marie-Ève Gagnon — Un doctorat, une vocation

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Marie-Ève Gagnon, étudiante au doctorat de psychologie. Photo: Chloé Boutin
Marie-Ève Gagnon, étudiante au doctorat de psychologie. Photo: Chloé Boutin

Dans le cadre de ce portrait d’un.e étudiant.e aux cycles supérieurs, le Zone Campus a rencontré Marie-Ève Gagnon. Après un parcours académique débutant au Cégep de Trois-Rivières en sciences humaines profil individu, Marie-Ève s’est tournée vers la psychologie à l’UQTR et est maintenant au doctorat. Inspirée par un enseignant au Cégep durant un cours d’introduction à la psychologie, elle a su trouver passion et détermination dans ce domaine, tout en se démarquant.

Le Zone Campus s’intéresse d’abord au sujet du doctorat de Marie-Ève: «Mon projet doctoral porte sur le rôle de l’expression corporelle des émotions dans le raisonnement émotionnel. Plusieurs études ont démontré que la capacité à effectuer un raisonnement logique, dans le cadre d’une tâche en laboratoire, est influencée par les émotions. Or, les expressions faciales sont bien connues comme étant une conséquence des émotions. Toutefois, elles ont aussi, à l’inverse, une influence sur l’expérience émotionnelle elle-même», nous explique-t-elle. Le projet de sa thèse est donc l’exploration de la composante corporelle des émotions, afin de comprendre si elle peut influencer le raisonnement logique.

«Je suis fière de l’ensemble de mes accomplissements, qu’ils soient en lien avec la recherche ou l’enseignement, je travaille très fort et j’ai beaucoup de plaisir à travailler sur des projets variés, ce qui rend mon parcours universitaire beaucoup plus enrichissant!» — Marie-Ève Gagnon

Réussites et détermination

Marie-Ève a su se démarquer de plusieurs manières. Durant sa troisième année de baccalauréat, elle a été publiée dans une revue scientifique internationale grâce à ses résultats de recherche. Encore aujourd’hui, elle publie un deuxième article dans une autre revue scientifique: «Ces projets de recherche représentent énormément de travail, mais aussi de grands accomplissements, parce que tout au long du processus de recherche, j’ai pu développer et mettre en pratique de nombreuses habiletés».

S’enchaînent ainsi d’autres réussites et projets: «D’autres accomplissements importants pour moi sont les nombreuses présentations scientifiques et de vulgarisation auxquelles j’ai participé. J’ai présenté mes projets de recherche dans plusieurs congrès au Québec, et je présenterai le 9 novembre prochain mes derniers travaux de recherche dans un congrès international, à Vancouver. J’ai aussi présenté des conférences dans des contextes de vulgarisation scientifique, par exemple lors de l’événement Une Pinte de Science en mai 2017», nous raconte Marie-Ève.

À l’UQTR, l’étudiante se démarque tout autant: sur le plan académique, elle obtient de nombreux contrats d’assistance de recherche, comme assistante de cours et comme mentor pour un cours de doctorat. «Je suis également conseillère en méthodologie pour le service d’entraide et de soutien en méthodologie (SESAME) du Département de psychologie, en plus de faire partie du comité de supervision du SESAME», ajoute-t-elle. «Depuis cet automne, je suis également représentante des étudiants au troisième cycle à la Sous-commission de la recherche de l’UQTR».

Grâce à ses nombreuses implications et son travail acharné, Marie-Ève s’est vu recevoir plusieurs prix et mentions, tels que la bourse d’implication de l’AGE UQTR en 2014-2015. Elle a également été finaliste pour la Bourse Desjardins de l’implication (Programme Excellence Jeunesse) en 2015 et gagnante du prix François Fugère de l’implication en 2016-2017.

Le Zone Campus a demandé à Marie-Ève de nous parler des bons côtés de l’implication scolaire à long terme, et de la façon dont ses expériences ont pu l’aider: «Dans le cadre de mon implication dans différentes associations et comités, j’ai développé une stratégie efficace de travail d’équipe, de bonnes aptitudes de communication et de débat, la capacité d’organiser des événements et superviser des équipes, etc. Ces aptitudes et habiletés me permettent de me sentir en confiance dans différents contextes académiques ou non académiques. Je me sens compétente, je n’ai pas peur de prendre part à des discussions ou débats, et je sais comment donner mon opinion de façon adéquate et au bon moment».

«Mon implication m’a permis de m’accomplir au niveau de plusieurs aptitudes qui seront très pertinentes dans mon parcours, même après les études! » — Marie-Ève Gagnon

Marie-Ève Gagnon est une étudiante déterminée et inspirante. Souhaitant devenir professeure-chercheure en psychologie cognitive dans le milieu universitaire après ses études, elle a aussi de nombreux projets: «Je souhaite faire des études postdoctorales à l’étranger. J’aimerais donc appliquer mes apprentissages dans un sujet de recherche adjacent à mon projet doctoral, et en étant dans un milieu différent».

Le Zone Campus souhaite le meilleur des succès à Marie-Ève!

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