Patriotes sur la route — Badminton: Escapade avec de joyeux moineaux

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Dans un nouveau concept pour la section «Sports» du Zone Campus, un journaliste a pour la première fois accompagné une équipe sportive en voyage à l’extérieur. On vous propose ainsi ici une vue intrinsèque de la vie des joueurs de l’équipe de badminton lors d’un tournoi à l’Université de Montréal.

Le départ se fait tôt le matin, car la première partie est à 10h30. Les membres de l’équipe, même s’ils avaient été jumelés avec la formation de natation qui se dirigeait au même endroit, ne sont pas daignés assez nombreux pour avoir accès à l’autobus des Patriotes: le covoiturage est donc de mise.

À ce jour, Trois-Rivières ne compte que deux victoires: 3-2 contre Sherbrooke l’an dernier et 3-2 contre l’École de technologie supérieure en octobre dernier. On ne se préoccupe pas particulièrement de ces résultats chez les Patriotes. Le but premier reste de s’amuser et faire de l’exercice dans le plaisir.

Cette mentalité est partagée par les autres équipes, alors que l’événement est très décontracté. On peut en effet voir les effets personnels de tout un chacun joncher le sol du gymnase sans aucune crainte de bris ou vol. Un seul arbitre se trouve sur place en cas de litige, les joueurs régissant et comptant les points d’un commun accord. Aucune animosité remarquée, on croirait presque voir une seule grande équipe.

Il ne faudrait pas penser que ce n’est qu’un sport de participation pour autant. Le niveau de jeu est relevé dans chacune des parties, et les échanges sont très impressionnants à voir, advenant que le volant n’atteigne pas une vitesse trop élevée pour — justement — arriver à le voir.

Entre les parties, chacun doit s’occuper à sa façon. Les diners sont laissés libres à chacun, et on ne se gêne pas pour critiquer l’absence d’un montant d’argent avancé par l’organisation des Patriotes pour aider à défrayer les repas de l’équipe, une somme à laquelle les autres équipes ont généralement droit.

Le samedi soir, un souper d’équipe est de mise. Tous discutent ensemble de tout et de rien, mais la discussion revient plus souvent qu’autrement au badminton, la seule passion unanime. On y constate l’amabilité et la générosité des joueurs, alors que même le journaliste est inclus dans les discussions et se voit gracieusement offrir un dessert par la recrue Aubert Lamy.

Arrivés à l’hôtel, une polémique est créée pour savoir comment seront attribuées les chambres, mais le tout se règle sans conflit majeur. L’équipe se divise, alors que chacun va décompresser dans son lit. Le moment semble alors idéal pour faire le plein de potins sur les membres de l’équipe qui ne sont pas dans la même chambre.

Le but premier reste de s’amuser et faire de l’exercice.

Le dimanche laisse place à une longue période d’attente entre les parties, il faut louer une table de ping-pong pour éviter de mourir d’ennui. Le journaliste est à ce moment bien pratique, étant le seul à avoir une carte d’identité sur lui. En rotation, tout le monde participe et tente de déloger le «roi de la table» afin de prendre sa place. Pierre Genest se montre redoutable et tient le titre le plus longtemps, jusqu’à ce que son entraineuse Sabrina Lévesque-Bouchard vienne le détrôner aisément malgré sa grossesse avancée, créant l’hilarité générale.

Bien qu’aucune victoire n’ait été obtenue, le moral reste généralement bon toute la fin de semaine. Un peu d’amertume se fait voir à la suite d’une défaite par un cheveu face à Sherbrooke, mais tout le monde rentre satisfait, bien qu’épuisé, de sa fin de semaine.

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