Portrait — Marianne Michaud: La gymnastique, de la pratique au sujet de mémoire

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Marianne Michaud, étudiante de 2e année à la maîtrise en sciences de l’activité physique. Photo: Alexandre Brouillard
Marianne Michaud, étudiante de 2e année à la maîtrise en sciences de l’activité physique. Photo: Alexandre Brouillard

Dans le cadre de ce portrait d’un.e étudiant.e aux cycles supérieurs, le Zone Campus a rencontré Marianne Michaud. À la suite de l’obtention d’un diplôme d’études collégiales, profil sciences humaines, acquis au Cégep de Trois-Rivières, Marianne s’est lancée dans un baccalauréat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Elle est maintenant étudiante à la maîtrise en sciences de l’activité physique.

Lorsqu’elle s’est inscrite au baccalauréat en psychologie, son but ultime était de continuer son cheminement au doctorat. Malgré de très bons résultats obtenus tout au long de son parcours au baccalauréat, Marianne a été refusée à la maitrise. Ce programme étant grandement contingenté, chaque session, plusieurs étudiants.es avec d’excellents dossiers sont refusés.es.

Malgré ce refus, son désir de poursuivre ses études aux cycles supérieurs ne s’est pas atténué. Toutefois, vers quelle discipline se tourner? Marianne désirait trouver un programme qui joindrait ses intérêts professionnels et personnels, tout en créant une sorte de tremplin vers le doctorat en psychologie.

En tant qu’ancienne gymnaste, elle est grandement attirée par la sphère sportive. C’est à ce moment qu’elle pense au domaine de la psychologie sportive. De plus, Marianne avait déjà suivi un stage en lien avec la psychologie du sport avec Stéphane Perreault, professeur au département de lettres et communication sociale à l’UQTR, qui agissait à titre de consultant sportif pour l’occasion.

Son projet de recherche

Marianne s’est donc tournée vers la maîtrise en sciences de l’activité physique. Elle est dirigée par Stéphane Perreault et Jean Lemoyne (enseignant au département des sciences de l’activité physique). Ces deux professeurs de l’UQTR l’encadrent, depuis l’automne 2016, dans un projet très intéressant qu’elle nous explique: «Je m’intéresse à la peur chez les gymnastes, et plus particulièrement ceux œuvrant à la poutre. Cette discipline est l’une des plus craintes chez les gymnastes, car la poutre en question mesure seulement 10 centimètres de large. Cette terreur devient tellement importante chez certains athlètes que cela empêche leur progression, tandis que d’autres vont jusqu’à abandonner la gymnastique.»

«Je m’intéresse à la peur chez les gymnastes, et plus particulièrement ceux œuvrant à la poutre.» — Marianne Michaud

En tant qu’ex-gymnaste, Marianne comprend bien ce que les athlètes vivent lorsqu’ils et elles sont confrontés.es à la poutre. À travers son mémoire, elle désire apporter une solution face à cette peur, dans le but d’y remédier. Au courant de la session d’automne, elle a distribué des questionnaires à des gymnastes répartis dans l’ensemble du Québec pour mieux comprendre leur peur face à la poutre. Elle a ciblé la série acrobatique appelée Menichelli-menichelli, qui est une danse acrobatique caractérisée par deux sauts arrière à l’aide des mains.

Dès cet hiver, grâce aux résultats obtenus par l’entremise de ses questionnaires, Marianne testera une intervention basée sur la méthode Eye Movement Desensitization & Reprocessing (EMDR). Elle explique: «Cette méthode est de la désensibilisation et de la reprogrammation par le mouvement oculaire. C’est une technique généralement utilisée chez les gens victimes de trouble de stress post-traumatique. Grâce à mes études ainsi qu’à mes lectures, je crois que cette méthode pourrait s’appliquer chez les gymnastes qui ont peur d’effectuer le Menichelli-menichelli, et que cela pourrait s’avérer un traitement rapide.»

Marianne désirait trouver un programme qui joindrait ses intérêts professionnels et personnels, tout en créant une sorte de tremplin vers le doctorat en psychologie.

Objectifs personnels

Marianne est une étudiante à la fois déterminée et inspirante. Son dévouement et sa volonté de réussir ne font aucun doute. Elle ne s’en cache pas, son objectif principal est d’intégrer le doctorat en psychologie après avoir terminé la rédaction de son mémoire, dès l’automne 2018. Elle affirme que sa maîtrise en sciences de l’activité physique lui permet de gagner en expérience, de bonifier son dossier et ultimement, de posséder davantage d’outils face au doctorat.

Le Zone Campus souhaite le meilleur des succès à Marianne!

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