Reportage: les étudiants.es défavorisés.es — L’aide aux étudiants.es, ça commence ici

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En cette période des fêtes, il est important de penser aux plus démunis.es d’entre nous, en commençant par notre entourage. Plusieurs étudiants.es se retrouvent dans une situation financière difficile, et ce, tout au long de leurs études. De l’aide est possible pour celles et ceux dans le besoin, en commençant par leur établissement scolaire.

Entretien avec un étudiant

Le Zone Campus s’est entretenu avec un étudiant qui souhaitait faire part de son expérience personnelle. Pour garder l’anonymat, ce dernier sera appelé Simon. Étudiant de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) depuis 2014, il se retrouve avec plusieurs difficultés financières: «Je n’ai pas l’aide financière de mes parents, comme plusieurs autres. Au début, j’avais des prêts et bourses, mais le montant baisse drastiquement chaque session. Je dois concilier travail et études, et encore là, je n’y arrive pas.»

Comme plusieurs étudiants.es à l’université, Simon doit travailler plus de 25 heures par semaine pour arriver à ses fins: «J’ai pensé tout lâcher. Mes notes étaient basses et j’étais « tanné » de devoir faire autant d’heures. Encore aujourd’hui, c’est pareil, mais je continue. On n’a pas le choix.»

«Le montant annuel nécessaire, pour subvenir à tout besoin lors d’études universitaires, est estimé à 15 557,60$.» (Université Laval)

Il n’est pas évident de payer les droits de scolarité, le logement et la nourriture tout en devant suivre plusieurs heures de cours par semaine. De l’aide peut être offerte pour les étudiants.es dans le besoin, mais il n’est pas toujours évident de la trouver ou de l’accepter: «L’argent ne tombe pas du ciel. Chercher de l’aide est parfois difficile et demande de « piler sur son orgueil ». Pour ma part, je préfère manger moins que de m’admettre que je suis pauvre.»

Perte d’argent

Le Zone Campus s’est entretenu avec Jason Rivest, étudiant en administration des affaires et membre impliqué de la communauté universitaire, pour nous en dire plus sur une perte d’argent significative chez les étudiants.es. Depuis le 1er janvier 2017, le gouvernement fédéral a aboli le crédit d’impôt aux étudiants.es à temps plein, soit un crédit d’impôt non remboursable au fédéral de 400$ par mois d’études, et une somme additionnelle de 65$ par mois d’étude pour les manuels.

Jason nous explique: «C’est environ 500$ par année qu’on perd à cause de l’abolition de ces crédits d’impôt. Et si tu n’as pas accès aux prêts et bourses parce que tu gagnes un salaire plus élevé, alors, c’est 500$ que tu jettes à l’eau. Donc, un étudiant à temps plein qui travaille et qui n’a pas accès aux prêts et bourses, pendant son bac et une maîtrise, il va perdre environ 2500$.» Chaque dollar compte lorsqu’une personne décide d’entreprendre des études universitaires: droits de scolarité, loyer, nourriture, manuels scolaires… Quelles sont les possibilités d’aide?

Premiers pas: l’UQTR

Outre les prêts et bourses du gouvernement, il est possible de trouver de l’aide pour subvenir à ses besoins. À l’UQTR, nous retrouvons notamment la Fondation UQTR, qui appuie financièrement les initiatives des étudiants.es et des professeurs-chercheurs. Il est donc possible de trouver de l’appui financier grâce à des bourses d’excellence, de soutien, d’implication, de recherche ou encore sportives. La Fondation UQTR a déjà 30 ans et a remis depuis cette date neuf millions en bourses.

«Il est important de demander l’aide nécessaire. Il n’y a aucune honte à avoir.»

L’UQTR offre aussi des bourses aux étudiants.es, et celles-ci sont administrées par les Services aux Étudiants (SAE) au campus principal à Trois-Rivières.

Distribution alimentaire

Depuis 2015 existe, à l’UQTR, l’équipe du Bon Camarade ayant pour but d’assurer la sécurité alimentaire des étudiants.es ayant des difficultés financières en leur offrant des denrées. Le service de banque alimentaire possède un local au 1072, pavillon de la Vie Étudiante.

Dans le cadre de la Grande Guignolée des médias, il est à noter que l’UQTR ainsi que les  bénévoles des Artisans de la Paix en Mauricie tiendront des collectes réparties aux différentes entrées du campus le 7 décembre. Le Bon Camarade et la Grande Guignolée des médias donnent la possibilité d’obtenir de la nourriture non périssable.

Par ailleurs, il est possible de garnir ou de se servir dans le réfrigérateur communautaire, mis en place par le Bon Camarade et le groupe biblique universitaire. Située au 2218 dans le pavillon Albert-Tessier, cette initiative est totalement gratuite pour tous.

Concilier famille et études

Pour les parents-étudiants.es, des options s’offrent aussi. Notamment, l’Association des parents étudiants de l’UQTR (APEUQTR) offre du soutien et plusieurs activités. Cette association permet de se familiariser avec d’autres étudiants.es dans la même situation, et elle offre soutien et écoute.

Notons aussi que l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) offre le service de Halte-Garderie: cette garderie répond aux besoins précis du mode de vie étudiant. Elle permet aux parents étudiants de venir y déposer leur enfant le temps d’un cours. Les enfants peuvent participer à différentes activités sous la supervision d’éducatrices expérimentées.

Qui joindre?

Il est donc possible de trouver de l’aide lors de difficultés. Le rythme de vie étudiant n’est pas de tout repos, il est alors important de trouver les ressources nécessaires. Vous pouvez rejoindre les membres de la Fondation UQTR par téléphone au 819 376-5134, et les SAE en composant le 1 800 365-0922, poste 2505.

Pour Le Bon Camarade et l’APEUQTR, rendez-vous sur leurs pages Facebook respectives: Le Bon Camarade-Distribution alimentaires Gbu-Uqtr et l’Association des parents étudiants UQTR (APEUQTR). Pour la Halte-Garderie, vous pouvez écrire à l’adresse suivante: halte.age@uqtr.ca.

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