Entrevue: Ce que les Patriotes pensent des Patriotes

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Le Zone Campus s’est entretenu avec quatre étudiant.e.s athlètes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), afin de savoir l’influence de faire partie des Patriotes sur leur vie. On trouve ici le meilleur de leurs réponses.

Z.C – Zone Campus
S.B. – Stéphanie Bouchard, soccer féminin
F.B. – Félix Bouchard, soccer masculin
P.G. – Pierre Genest, badminton
P-M.P – Pierre-Maxime Poudrier, hockey

Z.C: Est-ce que l’opportunité d’évoluer pour les Patriotes a eu une influence sur ton choix d’université?

S.B.: L’opportunité d’évoluer pour les Patriotes a eu une grande influence sur mon choix d’université. Je savais que c’était une université qui remettait beaucoup de bourses à ses athlètes. Je sentais aussi que chaque joueur avait un rôle et une place à prendre au sein de l’équipe.

P-M.P.: Les Patriotes ont été la principale raison de ma venue à Trois-Rivières. J’ai choisi de faire partie des Patriotes, étant donné leur sérieux dans la préparation physique et dans le développement d’athlètes voulant performer au niveau professionnel, suite à mes études universitaires.

Les Patriotes ont été la principale raison de ma venue à Trois-Rivières.» — Pierre-Maxime Poudrier

Z.C: Quels sont les points forts des Patriotes par rapport aux autres universités?

F.B.: Notre point fort est l’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance à notre équipe. Nous n’avons peut-être pas le même talent que certaines universités, mais l’esprit d’équipe vient contredire cette donnée, car nous sommes capables de se battre sur le terrain, et ce, tous ensemble.

P-M.P.: Le point fort des Patriotes est qu’ils prennent le temps de nous écouter par le biais du comité des athlètes. Ils travaillent avec nous pour l’amélioration des conditions pour qu’un étudiant-athlète réussisse tant dans son sport que sur les bancs d’école.

Z.C: Qu’est-ce que les Patriotes devraient améliorer selon toi?

S.B.: Le terrain synthétique sur lequel on pratique à la saison d’automne n’est pas adéquat. Je sais cependant que la question de construire de nouvelles infrastructures a déjà été soulevée. Toutefois, je ne crois pas du tout que ce point négatif décourage qui que ce soit de venir à l’UQTR et de faire partie d’un programme sportif.

F.B.: Il serait important de trouver une façon de recruter un peu plus de joueurs qu’en ce moment. Nous avons des camps de sélections avec 30 joueurs et nous en gardons 25. Il faudrait avoir 60 à 80 joueurs aux sélections afin d’avoir une équipe plus compétitive.

P.G.: Le badminton est oublié! Nos plages horaires pour les pratiques ne sont pas réservées, nous ne sommes pas avertis lorsque les terrains de pratique sont indisponibles et les fonds d’équipe ne reçoivent aucune aide de l’école. L’Université ne mise que sur le hockey et délaisse les autres sports, au point que les meilleures recrues choisissent d’autres universités bénéficiant de moins bonnes installations.

Z.C: Quels sont les plus grands défis d’être un.e étudiant.e-athlète au niveau universitaire?

S.B.: Le plus grand défi est de réussir à trouver un équilibre entre les études, le sport et la vie sociale, tout en gardant des habitudes saines. Cependant, puisque chaque athlète est dans la même situation, cela nous permet de s’encourager les uns les autres. C’est aussi important de mettre ses priorités aux bonnes places et de faire des sacrifices quand c’est nécessaire.

P-M.P.: Le plus grand défi universitaire est de réussir à conjuguer les cours et les devoirs, les entrainements, les matchs et les déplacements à l’extérieur. Lorsque nous partons pour de longs voyages de huit heures de route du jeudi au samedi, il faut étudier et compléter des travaux scolaires dans l’autobus ou à l’hôtel.

Z.C: Est-ce que faire partie des Patriotes a un impact considérable sur ta vie personnelle, familiale et sociale?

S.B.: Oui, tout est inter-relié. Les résultats sportifs affectent les autres sphères de nos vies, mais je crois que c’est important d’être en mesure de prendre du recul. Il faut se rappeler que l’on fait ce sport-là parce qu’on aime ça.

F.B.: Oui, les Patriotes ont un grand impact dans ma vie. Je suis toujours avec des gars dans mon équipe en dehors du terrain, j’habite avec quatre d’entre eux, j’étudie avec trois d’entre eux. Bref, je suis toujours avec eux. Je crois que lorsque tu entres dans la famille des Patriotes, il est difficile d’en sortir, car tu es constamment avec des gens de l’organisation.

P.G.: L’impact d’être un athlète est l’isolement social, puisque l’on passe énormément d’heures au gym. Chaque athlète est au courant de ce problème, et je suis sûr que tous les athlètes sont prêts à faire ce sacrifice.

Z.C. :Qu’est-ce que ça représente pour toi d’être un.e Patriote?

F.B.: Être un Patriote, c’est avant tout d’être fier d’en être un. C’est montrer l’exemple tant sur le terrain qu’en dehors, et savoir s’impliquer dans la communauté et faire la différence dans ta communauté.

P.G.: Je suis fier, mais je suis surtout fier de représenter mon sport et mon équipe. [Mon désir de représenter] l’université viendra si ceux-ci daignent porter un minimum d’attention à notre sport. Le signe des Patriotes ne reste qu’une broderie pour l’instant, et ce, jusqu’à quelqu’un me prouve le contraire.

«Être un Patriote, c’est montrer l’exemple autant sur le terrain qu’en dehors.» — Félix Bouchard

P-M.P.: Être un Patriote représente l’exemple parfait d’un étudiant-athlète se donnant corps et âme pour l’obtention d’un diplôme universitaire, tout en excellant dans son sport. Un Patriote est donc très dévoué et persévérant, tout en représentant la région au niveau provincial et national.

Z.C. As-tu d’autres commentaires à ajouter?

F.B.: Je pourrais finir en disant que mon parcours en tant que Patriote va me suivre toute ma vie, car des souvenirs y sont enregistrés et je savoure chaque moment avec l’organisation.

P.G.: Comme mentionné tout le long du texte, j’entretiens [une certaine rancœur] envers les dirigeants des Patriotes. Non pas parce qu’ils ne font pas bien leur travail, mais parce que ceux-ci font du favoritisme. Ce favoritisme pourrait plonger les sports autres que le hockey dans une pénurie de bonnes recrues, ce qui provoquerait ultimement l’arrêt de ces sports.

P-M.P.: Un énorme merci à l’UQTR qui a à cœur le succès de ses athlètes et qui met tous les efforts possibles pour que nous réussissions.

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