«Trop c’est comme pas assez» à la Galerie R3: À travers les aperçus et les perspectives

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Pour le mois de janvier, la Galerie R3 de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) accueillait l’exposition Trop c’est comme pas assez, de l’artiste montréalais Matthieu Sabourin. Ce dernier a présenté sa conférence lors du vernissage de l’exposition, qui se tenait le 11 janvier dernier.

L’œuvre

Dès les premiers instants dans l’environnement de la galerie, il est possible de faire différents parallèles sur les habitudes de vie d’un être humain, qui oscille entre les bonnes et les mauvaises. Les sujets témoignent d’eux même: un cône orange comme on les voit sur les terrains sportifs remplis de croustilles, accompagné d’un jeu de quilles; une grande table inclinée vers le haut et dont le panneau du centre a été remplacé par une tranche rappelant ainsi une guillotine; des œufs en guise de pions sur un jeu d’échecs, entre autres.

S’il va de soi qu’il s’agit d’une représentation basée sur une perceptive de l’auteur, il en est tout autant pour la personne témoin qui assiste.

Bien sûr, on fait place à une perception propre du visiteur. Celui de l’artiste se base sur une démarche volontaire à représenter des objets ayant un certain «rapport intime au corps humain, tout en accordant une attention particulière aux choses qui imprègnent discrètement notre quotidien». Cette démarche artistique de Matthieu Sabourin fait ressortir des éléments conflictuels du monde réel, et les «abstractions réductrices» ou des éléments de la vie qu’on a trop tendance à banaliser. Les expressions artistiques clés qui surgissent lors de l’adoption d’une telle démarche sont, par exemple, «et si», ou encore «pourquoi pas». Ils sont à la fois employés de manière courante, mais ils sont également des sujets d’origines pour la recherche artistique.

En somme, le résultat de l’exposition et les messages véhiculés en lien la réalité contemporaine peuvent à la fois provoquer des réactions tristes, porter à l’humour témoin d’un sourire en coin, ou tout simplement à diverses réflexions. S’il va de soi qu’il s’agit d’une représentation basée sur une perception de l’auteur, il en est tout autant pour la personne témoin qui assiste. L’exposition Trop c’est comme pas assez sera également présenté ailleurs au Québec, au Nouveau-Brunswick ainsi qu’en Ontario, et ce, jusqu’en 2019.

Les expressions artistiques clés qui surgissent lors de l’adoption d’une telle démarche sont, par exemple, «et si», ou encore «pourquoi pas».

Le parcours artistique

Matthieu Sabourin est d’origine franco-ontarienne. Il a d’ailleurs fait ses études à l’Université d’Ottawa, où il a complété un double baccalauréat en arts visuels et en lettres françaises. Il a poursuivi ses études universitaires en sculpture à l’Université Concordia de Montréal, ce qui a été l’objet de sa maîtrise.

À la suite de son parcours universitaire, la carrière artistique de Sabourrin se conjugue par des projets à la fois individuels ou collectifs. D’abord, notons sa signature personnelle à Unready (Xpace Cultural Centre, Toronto, 2012), Present at Hand (Aceartinc., Winnipeg, 2014) ainsi que Arythmétique (Centre d’exposition l’Imagier, Gatineau, 2013).

Matthieu Sabourin a collectivement contribué à la création de TRAIT NOIR/ESPACE BLANC (Espace Projet, Montréal, 2012), Under new management (ODD Gallery, Dawson City, 2013), Excentricité 4 (Institut supérieur de Beaux-Arts de Besançon, 2013), Once Removed (InterAccess Gallery, Toronto, 2015) et Fragile (Gallery 101, Ottawa, 2016; CAVA, Edmonton; WKP Kennedy Gallery, North Bay, 2017).

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