LUITR — PORTRAIT DE RECRUE: Caroline Talbot

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Pour ce troisième portrait de recrue de la Ligue d’improvisation universitaire de Trois-Rivières (LUITR), nous avons rencontré Caroline Talbot, joueuse dans l’équipe des Verts.

Caroline Talbot est non seulement une nouvelle joueuse de la LUITR, mais une nouvelle joueuse d’improvisation. Elle s’est lancée dans ce monde un peu de manière hasardeuse. En fait, c’est le joueur Xavier Mc Clish (Bleus), qui est aussi son collègue de travail, qui l’a convaincue, premièrement, de s’inscrire en récréologie, mais aussi de participer au camp de recrutement de la LUITR l’automne dernier.

D’ailleurs, lorsque nous lui avons demandé quel était son moment préféré à la LUITR, elle s’est référée au jour où elle a été sélectionnée comme joueuse permanente. En effet, elle s’est montrée surprise, mais surtout très heureuse, d’apprendre qu’elle avait été choisie pour faire partie de la LUITR. Après avoir étudié pour devenir enseignante au primaire à l’Université Laval, elle tente maintenant sa chance à l’UQTR, chose qu’elle ne regrette surtout pas.

L’expérience théâtrale de Caroline se résume beaucoup à de l’animation, puisqu’elle a travaillé dans des camps de jour auprès de jeunes enfants. On peut alors dire que la joueuse est en mode exploratoire quant à son style de jeu: «J’essaie quelque chose de différent à chaque match, je ne peux donc pas avoir de ligne directrice. […] Mais on dit que je joue des personnages proches de moi» a-t-elle mentionné pour qualifier son jeu. «L’improvisation me permet de me dépasser et de prendre confiance en moi, car je le fais quand même, même si c’est vraiment stressant. Il y a six mois, jamais je n’aurais pensé faire de l’impro.»

«L’improvisation me permet de me dépasser et de prendre confiance en moi, car je le fais quand même, même si c’est vraiment stressant. Il y a six mois, jamais je n’aurais pensé faire de l’impro.» — Caroline Talbot

Autrement dit, l’impro permet de se découvrir personnellement. Faire de l’improvisation demande un grand travail d’introspection. En ce sens, la joueuse croit clairement que la discipline doit être promue davantage, surtout dans un cadre scolaire: «C’est quelque chose que l’on [apprivoise] seulement une fois ou deux à l’école, mais qui permet tellement l’apprentissage.» C’est également un moyen de créer des liens, nous a-t-elle confié. La LUITR est pour elle une grande famille. D’ailleurs, elle est grandement appuyée par ses collègues de jeu, soit son capitaine Francis Dugré-Lampron, ainsi que Marc Lachance (Rouges).

Nul doute, l’improvisation reprend tranquillement de l’importance dans la culture québécoise avec les 40 ans de la Ligue nationale d’improvisation (LNI). Nous avons donc demandé à Caroline de se positionner sur la place de l’improvisation au Québec. L’étudiante en première année en récréologie définit l’improvisation comme un divertissement authentique et vrai: «C’est des gens en temps réel, contrairement à la télévision. Ça permet aussi d’explorer certains aspects de la société, de les dénoncer et d’en rire de façon intelligente.»

«[L’improvisation], c’est des gens en temps réel, contrairement à la télévision. Ça permet aussi d’explorer certains aspects de la société, de les dénoncer et d’en rire de façon intelligente.» — Caroline Talbot

C’est pourquoi elle vous invite à venir vous divertir lors des matchs de la LUITR, les lundis soir à 20h, au bistro-bar la Chasse Galerie: «Tu vas à la LUITR pour avoir de fous rires garantis et pour être de bonne humeur pour le reste de la semaine!»

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