Portrait d’étudiant: Samuel Rabouin, la soif d’apprendre et de transmettre

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Samuel Rabouin lors de la SPECQUE à Prague en 2017. Photo: Gracieuseté
Samuel Rabouin lors de la SPECQUE à Prague en 2017. Photo: Gracieuseté

Discuter avec Samuel Rabouin, c’est découvrir une personnalité qui incarne la devise de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) «Savoir. Surprendre.» La notion de savoir est en effet au cœur des préoccupations de ce curieux de nature, qui s’est lancé dans une maitrise en éducation en 2017. Une nouvelle étape dans un parcours académique et personnel surprenant, où les difficultés sont devenues autant de sources de motivations.

Le fait de trouver aujourd’hui Samuel dans son bureau de candidat à la maitrise n’est pas quelque chose qui allait de soi. Premier de sa famille à entrer à l’université, il a dû grandir auprès d’un parent devenu invalide, tandis qu’il est lui-même atteint d’un Trouble déficitaire de l’attention (TDAH). Autant d’obstacles qu’il a décidé de transformer en sources de motivation. Il a toujours refusé les procédures d’examens adaptés, jugeant qu’il n’en a pas besoin et souhaitant être jugé à égalité avec ses condisciples. «Ce n’est pas parce que j’ai un TDAH que je ne peux pas essayer d’exceller», déclare-t-il. Une motivation qu’il souhaite mettre au service de la communauté.

«Ce n’est pas parce que j’ai un TDAH que je ne peux pas essayer d’exceller.» — Samuel Rabouin

Comme beaucoup d’autres, ce sont les évènements du printemps érable qui vont jouer le rôle de déclencheur chez lui. Alors étudiant au cégep de Trois-Rivières, Samuel prend part au mouvement en devenant le représentant de son établissement auprès de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Il intègre par la suite le comité exécutif de l’Association générale des étudiants de son cégep en tant que responsable aux affaires pédagogiques. Il y acquiert rapidement le surnom «d’avocat des étudiants» et sa capacité à appréhender les conflits de manière impartiale et juste est reconnue.

Le sentiment qu’il éprouve en jouant un rôle social concret fait naitre en lui une véritable vocation pour l’enseignement. Arrivé à l’UQTR en 2014, il s’engage naturellement dans un baccalauréat en enseignement. Dans le même temps, il devient actif au sein de l’Association des étudiants au baccalauréat en enseignement au secondaire (BES) en participant en tant que bénévole aux différents évènements rythmant la vie sociale de l’université.

Cette implication se poursuit en dehors du cadre universitaire. Depuis 2016, Samuel participe activement à un évènement international, la Simulation du Parlement Européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE). Un engagement qui répond à un «besoin de savoir» et à la nécessité qu’il ressent de se confronter à d’autres idées au travers des rencontres avec des personnes issues de toute la francophonie. Après avoir participé aux éditions de Sherbrooke et de Prague, il s’engage comme responsable de la communication et fera partie de la délégation de l’UQTR pour l’édition montréalaise de l’été 2018.

Un activisme à l’intérieur et à l’extérieur du campus qu’il estime vital pour se tisser un réseau social, mais aussi en tant que chercheur en éducation. «Rester confiné dans ma maitrise, de mon bureau, ce serait perpétuer les situations et les schémas de pensée qui entravent le milieu éducatif», affirme-t-il.

«Rester confiné dans ma maitrise, de mon bureau, ce serait perpétuer les situations et les schémas de pensée qui entravent le milieu éducatif.» — Samuel Rabouin

Samuel consacre son mémoire, sous la direction de Félix Bouvier, au rapport au savoir des enseignants du secondaire face au nouveau programme d’Histoire du Québec et du Canada. À travers ses recherches, il se questionne sur les implications de la notion de savoir et sur ses mécanismes de transmission. Cela l’amène aussi à participer activement à plusieurs projets de recherche, notamment pour la création d’un cours pour former les enseignants aux nouvelles technologies en collaboration avec l’Université TÉLUQ et avec le réseau de l’Université du Québec (UQ).

Ces efforts académiques sont récompensés par sa participation à un ouvrage collectif, qui sera publié prochainement, et par ses premiers pas dans l’enseignement en tant que chargé de cours en didactique de l’Histoire à la session d’automne prochaine. Une concrétisation dont Samuel peut être fier.

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