Passionnée de sports cherche explications: Pourquoi il n’y a pas de football?

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Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante
Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante

Dans mes précédentes chroniques, j’ai fait une liste de tous les sports de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Toutefois, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais il n’y a pas de football dans nos disciplines sportives. Attention, je ne parle pas de soccer, mais bien de football américain. Ma question aujourd’hui est: pourquoi n’avons-nous pas de Patriotes en foot?

Petite mise en contexte

Le projet a été sur la table de négociations il y a quelques années, mais a malheureusement été rejeté en 2016, par manque d’argent. Il aurait fallu environ 1,5 millions de dollars d’investissement de la part de l’UQTR, selon le recteur, Daniel McMahon. Bon, 1,5 millions de dollars, c’est un peu d’argent, qu’en pensez-vous? Personnellement, je ne l’ai pas sur moi, mais qui sait?

Il faut par contre expliquer pourquoi il serait avantageux d’avoir une équipe de football, car il y a des bons côtés à cet investissement selon moi. La première est la proximité avec l’équipe des Diablos du Cégep de Trois-Rivières. Il serait vraiment intéressant de pouvoir faire du recrutement directement dans notre ville. Combien de collégiens trifluviens doivent partir ailleurs pour continuer à pratiquer leur sport?

Attention, je ne parle pas ici de soccer, mais bien de football américain.

Ensuite, il faut aussi miser sur la visibilité que l’université bénéficierait. Le match de la Coupe Dunsmore ou celui de la Coupe Vanier, qui sont les équivalents de la Coupe Grey dans la ligue de football canadienne ou du Super Bowl dans la ligue américaine. La Coupe Dunsmore est la finale des équipes faisant partie de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ). Ces matchs sont présentés chaque année à la télévision et sont vus par plusieurs centaines de milliers de personnes. Pour simplifier ces coupes et leur rang, sachez que le match de la Coupe Dunsmore est le quart de finale pour la Coupe Vanier. Ce tout dernier match de football oppose les deux meilleures équipes universitaires du pays, c’est donc de dire qu’il y a beaucoup de talent sur le terrain en même temps.

Oui, mais…

J’avoue, mon dernier point nécessite de se rendre dans les finales, mais il faut bien rêver de temps à autre. Je mentionne simplement que le nombre de gens qui achèteraient des billets, pas juste en finale, mais toute la saison, n’est pas une information que l’on doit mettre de côté. De plus, avez-vous déjà vu les estrades vides dans ces matchs? Moi, jamais! Il y a toujours beaucoup de monde qui paient parfois de petites fortunes pour assister à ces duels. Que ce soit les gens de la Mauricie ou ceux qui encouragent l’autre équipe, il y a aura des gens dans les estrades, moi la première!

S’il y a une équipe de football à l’UQTR dans les prochaines années, elle s’intégrera à la ligue U Sports, soit l’organisation qui regroupe plusieurs groupes d’universités, répartis sur le territoire canadien. Notre équipe se mesurerait aux autres membres du LFUQ, soit les universités Bishop, Concordia, McGill, Laval, Sherbrooke et l’Université de Montréal (UdeM).

Un match de la Coupe Vanier oppose les deux meilleures équipes universitaires du pays, il y a beaucoup de talent sur le terrain en même temps.

Dans les quinze dernières années, pas moins d’une douzaine de fois, le Rouge et Or de l’Université Laval a remporté la Coupe Dunsmore, et a également gagné la Coupe Vanier à huit reprises. Ils sont peut-être de grands champions, mais ils sont aussi à 127 kilomètres de l’UQTR, ce qui veut dire moins d’une heure 30 minutes. Il serait aisé d’avoir de belles confrontations et une rivalité pourrait naître entre les Patriotes et le Rouge et Or, et amener avec elle des estrades facilement remplies.

J’ai discuté une fois avec des athlètes de Montréal. Ils connaissaient très bien les Diablos et le Cégep de Trois-Rivières, mais pourtant, ne savait même pas le nom des Patriotes. Même s’il est vrai qu’ils ne les ont jamais affrontés, comment se fait-il qu’ils ne connaissent pas nos fiers porte-couleurs, car plusieurs autres sports sont effectués par les Patriotes? Quelle déception ce fut pour moi de me rendre compte que mon université n’avait pas cette corde à son arc et que cela avait des répercussions.

Je tiens également à souligner que la ligue canadienne de football, dont fait partie les Alouettes de Montréal, recrute des joueurs universitaires principalement par ces ligues. Suis-je la seule à rêver d’étudiant.e.s de l’UQTR dans un uniforme des Alouettes? Je sais, ce n’est qu’un rêve… pour l’instant.

Suis-je la seule à rêver d’étudiant.e.s de l’UQTR dans un uniforme des Alouettes? Je sais, ce n’est qu’un rêve… pour l’instant.

Est-ce possible?

La dernière fois, le projet est tombé à l’eau, mais il y a maintenant deux ans que la décision a été prise. Il y a peut-être moyen de recommencer ces négociations. L’université s’est améliorée dans les dernières années, tant au niveau financier qu’au niveau de la structure et de la gestion.

Plus il y a de disciplines au sein d’une université, que ce soit sportive ou autre, plus elle est remarquée. Je ne dis pas que la solution à tous les problèmes qu’une université peut avoir réside dans l’arrivée d’une équipe de football, mais je suis certaine qu’il y aurait de nombreux avantages, autant financiers que sur le plan de la visibilité. Je connais plusieurs athlètes de la Mauricie qui aimeraient pouvoir pratiquer leur sport… à domicile! Je ne pense pas que l’UQTR devrait payer les 1,5 millions de dollars seule, mais peut-être qu’avec quelques investisseurs, il serait possible de pouvoir admirer, dans quelques temps, des footballeurs aux couleurs de l’UQTR. J’espère dans les prochains mois pouvoir apprendre que les choses vont peut-être changer et qu’il y aura une équipe des Patriotes sur les lignes de mêlée.

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