Trois mois après leur arrivée: L’EIF de l’UQTR satisfaite de l’intégration des Chinois

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Manon Liénard, coordonatrice de l'école internationale de français, ainsi que toute l'équipe de l'ÉIF, attendent déjà une deuxième cohorte de 35 étudiants chinois en 2016. Photo: L. Gagné
Manon Liénard, coordonatrice de l’école internationale de français, ainsi que toute l’équipe de l’ÉIF, attendent déjà une deuxième cohorte de 35 étudiants chinois en 2016. Photo: L. Gagné

L’école internationale de français (EIF) réalisait une première cette année, en accueillant une cohorte de 30 étudiants chinois à l’UQTR. Près de trois mois après leur arrivée, le bilan de leur intégration est positif.

Manon Liénard, coordonnatrice de l’EIF, souligne que l’apprentissage va bien, malgré les obstacles: «On ne va pas se dire que c’est un chemin facile et tout tracé parce que c’est des étudiants qui viennent de loin, et en plus d’être loin de leur famille, il y a la grosse barrière de la langue et le choc culturel.»

«On ne va pas se dire que c’est un chemin facile et tout tracé parce que c’est des étudiants qui viennent de loin, et en plus d’être loin de leur famille, il y a la grosse barrière de la langue et le choc culturel.» – Manon Liénard

Comme les étudiants chinois ont eu six mois intensifs de cours de français avant d’arriver au Québec, ils ont plus de facilité à le lire qu’à le parler. «Ils ont tous eu de très bonnes notes au test de français international, le TFI, mais ils n’avaient jamais vraiment pratiqué le français à l’oral et entendu des gens parler français. Pour beaucoup, le déclic est fait maintenant qu’ils ont vraiment été immergés.» Ils ont donc eu de la difficulté au départ à comprendre les Québécois. Cette session-ci est une session qui leur demande beaucoup d’adaptation, constate Manon Liénard: «C’est vraiment la session de tous les défis. Il faut qu’ils s’adaptent, il faut qu’ils apprennent le français, il faut qu’ils s’habituent au climat, il faut qu’ils comprennent comment ça fonctionne ici. Dans l’ensemble, ils s’en sortent bien.» Mme Liénard souligne que les étudiants ont tous l’air très heureux d’être au Québec et apprécient leur expérience.

Plusieurs ressources disponibles

Beaucoup de ressources sont mises à la disposition des étudiants. Notamment, une personne-ressource qui parle chinois a un poste de 15h par semaine pour aider les étudiants s’ils ont un problème de communication et que ça devient trop difficile. De plus, ils ont été pris en main dès leur arrivée par l’EIF, qui les a guidés dans leurs premiers pas en terre québécoise. «On les a aidés pour leur logement, on est allés avec eux la première fois à l’épicerie en autobus, on leur a fait un buffet d’accueil…», mentionne la coordonnatrice. Des ateliers de conversation pour débloquer l’oral leur sont proposés, ainsi que de l’aide au devoir. Finalement, il y a aussi des activités qui sont proposées comme des voyages à Québec ou Montréal, pour leur faire vivre d’autres expériences que l’école. Ces activités sont proposées à tous les étudiants de l’EIF, et leur permettent donc de rencontrer des étudiants d’ailleurs.

Une cohorte en 2016

L’EIF attend déjà une nouvelle cohorte de 35 étudiants en 2016. «Le but, c’est de pérenniser cette entente avec le centre de sélection en Chine. C’était notre première cohorte et on a appris de ça. Au fil du temps, on deviendra meilleur, nous comme eux», souligne Manon Liénard.

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