Commission Scolaire de l’Énergie et UQTR: Comprendre les médias sociaux chez les jeunes

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Aider les parents à comprendre l’utilisation des réseaux sociaux chez leurs enfants, tel est l’enjeu des conférences orchestrées par la Commission scolaire de l’Énergie. En partenariat avec un étudiant de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ces séances offertes aux parents d’élèves de la Commission rassemblent de plus en plus de curieux, désireux de comprendre et d’encadrer l’attrait de leurs enfants pour les nouvelles technologies.

L’étudiant au baccalauréat en communication sociale, Guillaume Bouchard, racontant l’histoire des réseaux sociaux lors de la conférence. Photo: Caroline Bodin
L’étudiant au baccalauréat en communication sociale, Guillaume Bouchard, racontant l’histoire des réseaux sociaux lors de la conférence. Photo: Caroline Bodin

Une collaboration avec l’université

C’est à La Tuque, à l’école secondaire Champagnat, que s’est déroulée le 14 novembre la première des trois conférences présentées par Guillaume Bouchard, étudiant au baccalauréat en communication sociale à l’UQTR. Ces activités sont rendues possibles grâce à un partenariat entre la directrice du comité de programme de premier cycle du département de communication sociale, Synda Ben Affana, et la Commission scolaire de l’Énergie.

C’est notamment le comité des parents, avec à leur tête leur président Yves Cossette, qui a remarqué un manque d’informations de la part des parents d’élèves. L’idée leur est alors venue de faire appel à un spécialiste des réseaux sociaux, et d’engager un étudiant pour assurer les conférences. Cette année, la sixième édition porte donc sur la relation des jeunes et des médias sociaux.

«Mon enfant veut être ami avec sa tante, mais je ne veux pas qu’il voie les niaiseries qu’elle publie. comment faire?» ―Une participante à la conférence

Des parents inquiets

Lorsque l’étudiant demande à la dizaine de parents présents si leurs enfants sont sur les réseaux sociaux, la majorité acquiesce. Les interrogations ne tardent pas à fuser: «Mon enfant veut être ami avec sa tante, mais je ne veux pas qu’il voie les niaiseries qu’elle publie, comment faire?» s’inquiète une dame. Un père de famille s’interroge sur le comportement à adopter: «Mon fils a 10 ans, je préfère qu’il aille jouer dehors plutôt qu’être sur Facebook, mais je ne veux pas non plus le marginaliser…»

Un autre avoue: «Je ne sais même pas ce que c’est qu’une notification!» Les doutes sont réels, et le public arbore le même regard soucieux. À l’inverse, «les jeunes d’aujourd’hui sont pratiquement nés avec un ordinateur dans les mains, ils savent parfaitement se débrouiller avec Internet et les réseaux sociaux», affirme Guillaume Bouchard.

Conscientiser et accompagner

L’intervention a pour but d’informer les parents sur ce que sont les réseaux sociaux, mais aussi de les aider à encadrer les pratiques de leurs jeunes. «En tant que parent, lorsque l’on dit oui à Facebook, nous ne pensons pas forcément dire oui à toutes les pratiques qui vont avec», déclare M. Cossette. L’étudiant dévoile la panoplie d’informations demandées par Facebook: numéro de cellulaire, adresse du domicile, etc. «Votre enfant n’est pas obligé de remplir ces cases-là, il est déconseillé de le faire», déclare Guillaume.

Les conférences visent à aider les parents dans leur compréhension des réseaux sociaux et de leurs enfants.

Mais alors, quelles pratiques adopter? L’étudiant propose d’être présent dans les démarches des enfants, comprendre pourquoi ils ont besoin de Facebook, ce qu’ils comptent publier.

Un partenariat bénéfique

Si Guillaume Bouchard offre une source d’informations salutaire pour les parents, il en profite lui aussi pour acquérir en professionnalisme. Futur diplômé du baccalauréat en communication sociale, il admet vivre une expérience enrichissante: «Je me passionne pour les réseaux sociaux et songe à en faire un sujet de mémoire de maîtrise», déclare-t-il. Ce premier événement accentue son goût pour l’enseignement, second centre d’intérêt du jeune homme, qu’il pourra mettre en pratique lors des deux autres conférences à venir à Shawinigan et à Saint-Tite.

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