Étudiants internationaux: Une hausse possible des frais de scolarité?

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Lors d’une activité d’intégration des étudiants étrangers à l’automne 2015. Photo: Lysanne Marseille
Lors d’une activité d’intégration des étudiants étrangers à l’automne 2015. Photo: Lysanne Marseille

L’annonce environ au même moment de l’année de la hausse des frais de scolarité pour l’automne 2015 des étudiants français en avait choqué plus d’un. Un an plus tard, les étudiants internationaux risquent une augmentation de 25% de leurs droits de scolarité. L’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) se positionne fortement en défaveur de cette éventualité et tentera de communiquer avec le nouveau Vice-Recteur à ce sujet sous peu.

Le gouvernement libéral a récemment confirmé aux recteurs des universités québécoises qu’ils devront transiger avec d’importantes compressions budgétaires à la suite de coupures en éducation. Les universités, qui géreront eux-mêmes leur portefeuille devront sans aucun doute couper quelque part. L’UQTR compose actuellement avec un déficit de 10 millions de dollars pour les deux prochaines années. Considérants ces éléments, plusieurs étudiants étrangers s’inquiètent actuellement quant à l’augmentation de leurs frais de scolarité.

Portrait de la situation au Québec et à l’UQTR

Les étudiants internationaux représentaient en 2009 9.1% de la population étudiante totale. C’est un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis les années considérant l’augmentation générale de la scolarité à travers le monde ainsi que la réputation du système québécois. D’ailleurs, l’UQTR a bénéficié à l’automne 2015 d’une importante hausse de 20.22% chez les étudiants internationaux inscrits dans un programme régulier.

Pour être détenteur d’un visa, l’étudiant étranger doit poursuivre ses études à temps complet. Financièrement, cela représente plus de 9000$ par session au premier cycle et 6000$ aux cycles supérieurs. À l’Université du Québec à Trois-Rivières, ce sont 761 étudiants qui proviennent le l’étranger (ailleurs que la France) et qui sont détenteurs d’un visa et proviennent des quatre coins du globe.

L’AGE UQTR s’oppose à une éventuelle hausse des frais pour ces étudiants

Bien que rien n’a encore été mis sur la table de la part de la direction de l’UQTR, l’AGE UQTR s’affirme d’emblée quant à cette possible mesure. «Ça va être notre premier cheval de bataille dès son arrivée», assure le président de l’AGE UQTR, Jean-René Leblanc-Gadoury. Ce dernier affirme qu’il tentera d’aborder le nouveau recteur dès son arrivée en fonction, le 8 février.

«Ça va être notre premier cheval de bataille dès son arrivée», assure le président de l’AGE UQTR, Jean-René Leblanc-Gadoury.

Le président de l’Association générale des étudiants s’aberre devant cette possibilité et affirme que le service aux étudiants de l’UQTR répond à plusieurs demandes d’étudiants internationaux qui ont peine à se loger et à se nourrir. Jean-René soutient d’ailleurs que «s’ils [les étudiants internationaux] viennent au Québec, c’est à cause de la qualité de l’éducation». Il estime donc que les recteurs de toutes les universités devraient refuser cette hausse.

Les étudiants internationaux inquiets

«C’est inquiétant ça! Au bac les étudiants internationaux payent 9000 dollars parce qu’ils sont obligés à être à temps plein et à la maîtrise 6000 dollars. C’est effrayant 25% de plus.» Affirme Saray Moreira, étudiante à la maîtrise en Communication sociale.

Toutefois, notons que l’UQTR n’a ni confirmé ni infirmé cette mesure gouvernementale, étant en attente d’approbation de son prochain budget, a indiqué le directeur des communications, Bertrand Barré.

Les étudiants français pour leur part, qui bénéficient d’une entente particulière avec le Québec, ne seraient pas contraints par cette mesure.

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