Exposition à l’Atelier Silex: «Manger des pamplemousses et s’affranchir»

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Le 17 octobre a eu lieu à l’Atelier Silex le vernissage de l’exposition Manger des pamplemousses et s’affranchir, par l’artiste Kim Lafontaine. De nombreuses personnes étaient présentes et ont pu apprécier les œuvres, un verre de punch au jus de pamplemousse à la main. Cette exposition d’installations en art vidéo est le résultat d’une résidence création s’étant déroulée du 20 septembre au 20 octobre à Trois-Rivières.

Le sujet de la subjectivité

Au cœur de l’exposition se trouve le thème de la subjectivité. Selon l’artiste, la subjectivité est dévalorisée au profit de l’objectivité depuis Descartes, alors qu’il est dans la nature humaine d’être subjectif. C’est avec cette perspective qu’elle offre des œuvres où elle se met en scène dans divers environnements.

Ces œuvres sont principalement constituées de vidéos projetées avec l’interférence d’un objet entre le projecteur et ce qui sert d’écran. Les objets ont ainsi un impact dans l’environnement réel de la galerie et l’environnement représenté par la vidéo. En tant qu’observateur.ice, cela invite à prendre conscience de notre présence dans la galerie, ce qui est un procédé subjectif, puisque notre appréciation de l’exposition n’est plus uniquement l’objet.

«Manger, c’est tout ce qu’on décide de s’approprier.» — Kim Lafontaine

La dernière installation de l’exposition consiste en un montage d’une dizaine de téléviseurs diffusant simultanément une vidéo de l’artiste effectuant divers gestes d’appropriation, par exemple manger. Le cadrage serré ne montrant que l’artiste et la multitude d’écrans mettent en premier plan les actes de subjectivation.

Derrière cette exposition

L’art vidéo, également appelé performance vidéo, est forme de création privilégiée par Kim Lafontaine depuis 2014, puisqu’il lui permet d’effectuer la performance au bon moment et «permet au visiteur son propre rythme d’appropriation». Les œuvres, tant les vidéos que les objets constitués de matériaux recyclés, ont toutes été créées à Trois-Rivières pendant le mois qu’aura duré la résidence de création. L’artiste est finissante à la maitrise en arts visuels à l’Université Laval, et ce projet s’inscrit en lien avec la rédaction de son mémoire.

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