Exposition à l’Atelier Silex: Une rencontre entre l’art et la science

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Une dizaine de sculptures mathématiques se partagent l’espace galerie de l’Atelier Silex. Photo: M.-C. Perras
Une dizaine de sculptures mathématiques se partagent l’espace galerie de l’Atelier Silex. Photo: M.-C. Perras

L’Atelier Silex a accueilli le sculpteur Matthieu Pilaud pour une résidence qui s’est close par l’exposition de son travail. Après six semaines de recherche et de création, l’artiste français présente Faufilage au thalweg dans l’Espace 0…3/4 de l’atelier de la rue du Père-Frédéric, accessible au public jusqu’au 31 janvier.

L’exposition se divise en deux parties, dont l’une est très lumineuse et fortement chargée, alors que l’autre est plus intimiste. Dans la grande salle, une dizaine de structures s’adossent aux murs, donnant l’impression d’une installation pour un décor virtuel. Les œuvres à dimension humaine sont recouvertes de lignes courbes noires. L’effet de certains groupes de cercles concentriques, qui se juxtaposent sur les formes triangulairement disloquées, rappelle les structures qui servent à créer des univers graphiques animés.

L’amalgame de postures concaves et convexes rend les sculptures plus intrigantes, voire étrangères.

Les structures sont conçues à partir d’un système de trigonométrie. Les triangles sont ensuite assemblés. Cette construction donne lieu à des œuvres à la fois creuses et en relief. L’amalgame de postures concaves et convexes rend les sculptures plus intrigantes, voire étrangères. Les masses imposent leur présence en pointant au moins un sommet vers le spectateur. La plus réussie épouse à merveille le coin de la salle, donnant davantage l’illusion d’une excroissance de la pièce.

Le relief issu du creusage peut référer à l’adage «Rien ne se perd, rien ne se crée». Photo: M.-C. Perras
Le relief issu du creusage peut référer à l’adage «Rien ne se perd, rien ne se crée». Photo: M.-C. Perras

Ces mystérieuses œuvres sont basées sur des principes scientifiques. Entre mathématiques et météorologie, les courbes et les pointes évoquent autant des principes géométriques que les thalwegs évoquent des creux barométriques. Les lignes sinueuses visibles sur une carte météorologique sont reproduites dans la deuxième section de l’exposition. En creusant à même une surface plane, Matthieu Pilaud redresse les fils de bois pour créer des ondes tridimensionnelles. Ces vagues rappellent les formes représentant des dépressions atmosphériques.

L’Espace 0…3/4 de l’Atelier Silex est ouvert au public du mercredi au vendredi de 10h à 16h30. En dehors des heures d’ouverture, il est possible de prendre rendez-vous en communiquant avec Audrey Labrie au 819-379-0121.

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