Femmes en affaires: Regards sur l’entrepreneuriat au féminin

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Les conférencières et conférenciers de l’événement «Regards sur l’entrepreneuriat féminin: perspective régionale, provinciale et internationale». Photo: Sébastien Houle
Les conférencières et conférenciers de l’événement «Regards sur l’entrepreneuriat féminin: perspective régionale, provinciale et internationale». Photo: Sébastien Houle

Bien que les femmes ne représentent toujours que 40 % des entrepreneur.e.s au Québec, la parité s’installe dans la cohorte la plus jeune, voyant les femmes prendre leur juste place, se réjouit Michèle Boisvert, vice-présidente au Rayonnement des affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

C’est un des constats présentés devant près de 200 de personnes rassemblées à l’atrium du Centre des études universitaires (C.E.U.) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le 18 janvier dernier, dans le cadre d’un dîner-conférence intitulé «Regards sur l’entrepreneuriat féminin: perspective régionale, provinciale et internationale». L’événement, organisé par l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR (INRPME), en collaboration avec la CDPQ, réunissait une demi-douzaine de conférencières et de conférenciers. 

Les professeurs du département des sciences de la gestion et chercheurs au INRPME, Marc Duhamel et Étienne St-Jean, font état de résultats d’études qui viennent bousculer quelques idées reçues. Par exemple, les différences comportementales en affaires tiennent de facteurs où le sexe aurait somme toute peu à voir. On note par ailleurs que les femmes subissent ce que l’on appelle «la charge mentale», c’est-à-dire cette tendance qu’elles prennent davantage en charge les responsabilités familiales. Ce facteur expliquerait le fait qu’elles consacrent en moyenne cinq heures de moins par semaine à leur entreprise.

Pour Chantal Trépanier, présidente-directrice générale (PDG) de Cognibox, l’un des employeurs les plus importants de Shawinigan, le parcours entrepreneurial est parfois sinueux. Celle-ci souligne en effet que son baccalauréat en arts plastiques de l’UQTR ne la destinait pas naturellement à une carrière en affaires dans les nouvelles technologies. 

Le public présent était composé d’hommes et de femmes. C’est cependant du côté de ces dernières que sont venues les questions, en conclusion de l’événement. Les enjeux liés à la conciliation travail-famille ont notamment été soulevés. Pour les conférencières, il appartient aux femmes autant qu’aux hommes de travailler vers un équilibre qui tend toutefois à s’établir. Michèle Boisvert annonce pour sa part que des activités de mentorat destinées à la gent féminine sont en préparation à la CDPQ.

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