Fermeture des pavillons: C’est l’heure de sortir

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La dernière réunion du C.A. de l’AGE UQTR a dû être déplacée à la Chasse Galerie après qu’une gardienne de sécurité a expulsé le groupe. Photo: M. Labrousse
La dernière réunion du C.A. de l’AGE UQTR a dû être déplacée à la Chasse Galerie après qu’une gardienne de sécurité a expulsé le groupe. Photo: M. Labrousse

Par Marie Labrousse et David Ferron

Depuis la fin de semaine dernière, le Service de la protection publique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) n’accepte plus que les étudiant.e.s restent à l’intérieur des pavillons du campus après les heures d’ouverture officielle de ces derniers. Ainsi, ceux et celles qui se retrouvent déjà à l’intérieur doivent alors sortir, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors.

Selon un agent de sécurité interviewé par le Zone Campus, la règle existe depuis toujours, mais n’avait jamais été appliquée. Or, des situations problématiques (bris de biens, salissement des locaux…) auraient été constatées récemment, d’où la décision d’appliquer plus sévèrement le règlement.

Cet agent explique que les étudiant.e.s qui restaient après les heures d’ouverture avaient été averti.e.s. de la nouvelle mesure avant les vacances du temps des fêtes. L’exception s’appliquerait si un.e. étudiant.e. fait une demande adressée auprès de son département d’études. De plus, le Pavillon de la Vie Étudiante (PaVÉ) ne serait pas touché par cette mesure.

Aucune annonce officielle ne semble avoir été faite sur le portail ou ailleurs.

La plupart des pavillons du campus de l’UQTR sont ouverts de 6h30 à 22h30 en semaine, et de 6h30 à 17h les samedis et dimanches. À l’heure actuelle, les heures d’ouverture des pavillons ainsi que la procédure de demande d’accès aux locaux ne sont pas affichées directement sur le site Internet de l’université, mais uniquement sur le site du Service de la protection publique, lequel est difficilement accessible depuis le site de l’UQTR. Nous n’avons pas trouvé de communication officielle de l’UQTR ni du Service de la protection publique à ce sujet, que ce soit sur le portail étudiant ou sur l’adresse courriel des étudiant.e.s.

Plusieurs questions restent à régler, comme la nouvelle section de la Bibliothèque Roy-Denommé de l’UQTR, qui devait rester ouverte 24h sur 24h, ou encore les activités se terminant plus tard que les heures d’ouverture des pavillons.

Par exemple, la dernière réunion du conseil d’administration (C.A.) de l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR), qui se tenait au pavillon Ringuet, a dû être déplacée à la Chasse Galerie vers 23h30, après qu’une gardienne de sécurité a expulsé le groupe, et ce, sans que personne n’ait été officiellement prévenu de la nouvelle directive. Mentionnons que le déplacement s’est fait alors que le C.A. était en huis clos, ce qui signifie une discussion secrète à porte fermée.

Cette problématique avait été ajoutée à l’ordre du jour du C.A. en début de réunion par un administrateur. La présidente de l’AGE UQTR, Solange Lapierre, a indiqué avoir reçu des plaintes d’étudiant.e.s à ce sujet. De plus, certain.e.s administrateurs.rice.s et observateur.rice.s ont signalé avoir eu des difficultés pour entrer dans l’université et rejoindre la réunion. À l’unanimité, le C.A. a mandaté Solange Lapierre de «remettre en question la problématique de l’accès aux pavillons […] et de manifester le mécontentement des étudiants».

La présidente de l’AGE UQTR a expliqué au Zone Campus qu’elle avait rencontré la semaine précédente Christian Montembeault, directeur du Service de la protection publique, ainsi qu’Olivier Malo, vice-recteur aux ressources humaines de l’UQTR et président du comité de planification des mesures d’urgence. Selon ses dires, aucun des deux ne lui aurait laissé entendre quoi que ce soit à propos de la nouvelle application des heures d’ouverture.

La présidente de l’AGE UQTR n’aurait pas été avisée de la situation.

Solange Lapierre a indiqué qu’elle devait rencontrer prochainement le Service de protection publique afin de revenir sur cette problématique. D’ici là, elle conseille aux étudiant.e.s mécontent.e.s de la situation d’adresser une plainte officielle à l’université.

En attendant une possible évolution de la situation, les étudiant.e.s peuvent effectuer une demande de réservation de locaux en-dehors des heures d’ouverture en passant par ce lien et en suivant la procédure indiquée.

À l’heure actuelle, nous n’avons pas encore pu joindre Christian Montembeault afin de recueillir ses commentaires sur la situation.

 

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