«Fier de ma culture» : Faire tomber les barrières

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L’évènement «Fier de ma culture» réunissait des membres des nations innue et abénaquise. Crédit: Benjamin Désormeau

Le comité d’Amnistie internationale UQTR organisait ce jeudi 8 novembre l’évènement «Fier de ma culture». Cette initiative locale fait suite à la campagne lancée par Amnistie internationale Canada, visant à défendre et promouvoir les cultures et les langues autochtones. Le 6 à 8 avait lieu à l’Atrium C.E.U. du pavillon Ringuet et était divisé en trois conférences.

La formule de la soirée consistait à laisser la parole aux conférencier.ère.s invité.e.s, afin que ceux-ci et celles-ci puissent aborder le sujet qu’ils et elles préféraient. L’évènement se voulait axé sur le positif et invitait les conférenciers.ères à faire en sorte que leurs témoignages en apprennent plus aux spectacteur.ice.s présent.e.s sur les cultures autochtones.

La première conférence était donnée par Isabelle Desgagnés-Penix, professeure de biochimie à l’UQTR et représentante de la nation innue. Mme Desgagnés-Penix a livré un touchant témoignage de son parcours. Elle a raconté qu’en tant que petite fille, elle était fière de ses racines innues. Sa grand-mère l’avait initiée aux plantes médicinales, et plus tard, c’est ce qui l’a poussée à entreprendre un doctorat en biologie pour étudier les plantes que sa grand-mère lui avait montrées.

Nicole O’Bomsawin rappelait que les Autochtones ne parlaient plus leur langue à leurs enfants, parce qu’il devenait plus facile de parler l’anglais ou le français à la maison.

Par la suite, Nicole O’Bomsawin, membre de la communauté abénaquise et anthropologue, a voulu partager un peu de sa culture, d’abord avec un chant traditionnel, puis en parlant de ce qui fait d’elle une Abénaquise. Mme O’Bomsawin rappelait que les Autochtones ne parlaient plus leur langue à leurs enfants, parce qu’il devenait plus facile de parler l’anglais ou le français à la maison. Elle invitait donc les Autochtones ayant perdu leur langue à la réapprendre, tout en soulignant qu’il y avait de plus en plus de nouvelles initiatives afin de réapprendre les langues autochtones.

Un groupe de jeunes membres de la grande communauté abénaquise est par la suite venu faire la promotion de Niona, une plateforme numérique visant à faire découvrir et à transmettre la culture abénaquise. Niona, par son approche, tente tout particulièrement de rejoindre les jeunes, Autochtones comme allochtones.

Leur objectif est de de faire tomber les préjugés négatifs à l’égard des communautés autochtones, et à faire tomber les barrières qui séparent encore les Autochtones des allochtones.

Jack Saloon A2018

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