Groupe de course du midi: Inscription non requise!

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Les mêmes personnes font également la Course des Pères Noël. Photo: Martin Lambert
Les mêmes personnes font également la Course des Pères Noël. Photo: Martin Lambert

Qui a dit qu’il était difficile de conjuguer travail et activité physique? Certainement pas les membres du groupe de course que l’on peut voir se rassembler tous les midis devant le Centre de l’Activité Physique et Sportive (CAPS) Léopold-Gagnon.

Qui sont-ils?

En fait, «membres» n’est pas tout à fait le mot approprié pour décrire ces coureur.se.s du midi. Il s’agit plutôt du groupe le plus informel qui soit: aucune image officielle, aucun.e représentant.e, aucune inscription; simplement une vingtaine de personnes des quatre coins de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) qui se réunissent afin de rendre leur jogging habituel plus agréable.

Ce sont notamment des professeur.e.s, employé.e.s et étudiant.e.s de l’UQTR, mais plusieurs ne proviennent même pas de l’Université et sont policier.ère.s, médecins ou entrepreneur.e.s locaux.les. Si tou.te.s ne sont pas de la partie sur une base quotidienne, on peut être assuré.e.s qu’il y a toujours quelqu’un au rendez-vous.

Une tradition

Cette tradition a vu le jour en 1994. Certaines personnes présentes dès le début sont d’ailleurs toujours de la partie actuellement, par exemple le professeur de psychologie Yvon Lussier. Depuis cette date, on peut compter jusqu’à 35 à 40 coureur.se.s régulier.ère.s au cours d’une année. Même lorsque la température rend les chemins impraticables, ils et elles sont au rendez-vous et optent plutôt pour la piste de course intérieure du CAPS. Ainsi, c’est plus de dix parcours différents qui sont employés par la troupe, et qui permettent de courir une dizaine de kilomètres. L’itinéraire le plus éreintant comporte dans son tracé la montée de la côte Rosemont.

Une activité passionnante

Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes des Services aux Étudiants (SAÉ), fait partie de la bande depuis quelques années déjà. Il tient d’entrée de jeu à mettre une chose au clair: il ne s’agit pas là d’un club sélect. Tout le monde est le bienvenu, et même fortement encouragé à se joindre à la course: «On n’est pas des élites, c’est juste pour le plaisir. Si quelqu’un de nouveau vient, on l’intègre. On ne laisse jamais personne en arrière.»

«C’est comme une chambre de hockey mobile.» — Martin Lambert

L’activité ne s’arrête d’ailleurs pas là. Différentes sorties sportives sont planifiées par les coureurs: «On fait du vélo, du ski de fond. Certains d’entre nous se sont organisé un groupe pour la course Colore ta Course organisée par l’[Association générale des étudiants de l’UQTR]». Encore une fois, rien de formel, rien d’obligatoire: «À la bonne franquette», si vous permettez l’expression.

Bien sûr, les coureur.se.s ne sont pas tous du même niveau. Certain.e.s participant.e.s courent afin de se préparer pour un marathon et ainsi augmenter leur performance. D’autres courent simplement pour garder la forme; chacun.e est libre d’adopter le rythme qu’il veut, et Martin Lambert le souligne à nouveau: «On fait ça pour s’accompagner, ne pas courir tout seul.» Il remarque toutefois que certaines personnes préfèrent courir seules, puisqu’elles semblent intimidées par la taille du groupe. Si elles voyaient l’ambiance qui règne, elles changeraient d’idée, selon lui: «C’est comme une chambre de hockey mobile. On jase, on se taquine et on passe du bon temps.»

Ce dernier serait d’ailleurs ravi de voir le nombre de participant.e.s grandir, et espère que cette lecture saura en convaincre quelques-un.e.s. Pour ma part, ma première présence pourrait avoir lieu la journée de parution de ces lignes: sans même avoir fait un essai, Martin Lambert m’a convaincu d’y participer d’ici la fin de la session

Jack Saloon A2018

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