L’Oumigmag au Zénob: Le jazz territorial créatif

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L’Oumigmag au Zénob. De gauche à droite : Sébastien Sauvageau (guitare acoustique, compositions), Philippe Lussier-Baillargeon (batterie, percussions, glockenspiel), Stéphane Diamantakiou (contrebasse et basse électrique) et Alex Dodier (saxophone).
L’Oumigmag au Zénob. De gauche à droite : Sébastien Sauvageau (guitare acoustique, compositions), Philippe Lussier-Baillargeon (batterie, percussions, glockenspiel), Stéphane Diamantakiou (contrebasse) et Alex Dodier (saxophone soprano et ténor).

L’inspiration territoriale du Québec est majoritairement au cœur de la créativité de la formation L’Oumigmag, qui débarquait au Zénob de Trois-Rivières le vendredi 10 novembre dernier.

Concept territorial

La formation, formée il y a quatre ans, doit son nom au bœuf musqué – Oumigmag en dialecte inuktitut – vivant près du cercle polaire nordique. Dans ce spectacle de musique instrumentale, nous faisons la visite imagée des points cardinaux. Sébastien Sauvageau, le leader du groupe, a parlé de cette inspiration à Zone Campus: «[Ce sont] des rencontres dans les livres. Par exemple, pour l’idée des quatre directions, je lisais un livre sur la spiritualité autochtone puis je suis tombé sur ce qu’on appelle ‘‘la roue médecine’’, représentant la symbolique des quatre directions. En lisant chacune des symboliques, qui sont reliées aux âges de la vie, aux saisons, à des dimensions physiques, etc., je me suis dit : ‘‘ Wow! Il y a vraiment quelque chose à faire une suite musicale assez tripative!’’ Je me suis donc lancé au défi et à cette envie.»

Grande qualité d’interprétation

Originaires de Montréal, les musiciens de l’Oumigmag démontrent une puissance particulière à l’interprétation de leur instrument, le tout avec une dextérité très bien maîtrisée. Chacun des musiciens collabore aux paysages sonores. La structure musicale est d’une telle solidité qu’aucun son cacophonique ne s’est fait entendre lorsque les membres de groupe augmentaient l’intensité au plafond; comme si les musiques des partitions s’éloignaient entre elles sans toutefois perdre leur cohérence et leur maillon de la chaine musicale.

 «Je suis convaincu que c’est une musique universelle, qu’on n’a pas besoin d’être musicien pour l’apprécier, mais de lui donner du temps.» — Sébastien Sauvageau

Les sources

Pendant le spectacle, chaque pièce est d’abord expliquée avant d’être interprétée. Par exemple, Sébastien Sauvageau raconte que le groupe s’est basé sur une collecte de musique traditionnelle hongroise. Lui et ses confrères veulent également rendre accessible leur matériel et ainsi briser les clichés du jazz. «Je suis convaincu que c’est une musique universelle, qu’on n’a pas besoin d’être musicien pour l’apprécier, mais de lui donner du temps. »

La formation a lancé, au printemps dernier, son premier album intitulé Territoires. Les spectateurs présents au Zénob ont eu la chance d’assister au dernier spectacle de l’Oumigmag pour cette année.

Le prochain spectacle se tiendra au CRAPO de Saint-Jean-de-Matha, le 19 janvier 2018.

Jack Saloon A2018

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