Lydia Képinski à Trois-Rivières: «Je vais vous faire une nouvelle chanson»

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L’artiste émergente Lydia Képinski a fait découvrir ses pièces touchantes en toute authenticité. Photo: Alex Deschênes
L’artiste émergente Lydia Képinski a fait découvrir ses pièces touchantes en toute authenticité. Photo: Alex Deschênes

À peine sortie de son tourbillon médiatique, Lydia Képinski embarque sur la route pour une série de premières parties ce mois-ci. C’est au Satyre Cabaret-Spectacle, dans le cadre d’un spectacle avec Groenland en tête d’affiche, que la finaliste du Festival international de la chanson de Granby s’est entretenue avec le Zone Campus.

Capter les opportunités

La jeune auteure-compositrice-interprète semblait, à première vue, être relativement épuisée par l’ensemble des événements. En effet, la récipiendaire du prix Socan ainsi que du prix du public Yves-Gagnon, gagnés lors du dernier Festival international de la chanson de Granby, s’est fait passablement remarquer auprès des maisons de disques.

Sans pouvoir le cacher, ses premières parties avec des artistes comme Salomé Leclerc, Safia Nolin, Groenland et Pascale Picard sont nées d’approches avec des producteurs. «On peut penser que c’est dû à des rencontres avec les artistes qui nous invitent sur scène, mais c’est beaucoup plus une game de séduction de la part des labels

La nouvelle recrue musicale a réussi à bien se connecter avec le public trifluvien qui semblait apprécier son humour pince-sans-rire et ses compositions touchantes.

L’artiste ne se plaint cependant pas de ces opportunités qui lui permettent de jouer dans de belles et grandes salles de spectacles beaucoup plus professionnelles que ce qu’elle a pu connaitre. Celle qui étudiait jusqu’à tout récemment en écriture de scénario et création littéraire à l’Université de Montréal a dû mettre un frein à ses études pour mieux s’investir dans la musique.

«Je suis vraiment dans le jus présentement, mais je fais ce que j’aime, donc ça me va. Je sens que je suis à ma place.» Toujours un bon signe lorsque, à titre de jeune artiste de la relève, on désire percer dans le milieu.

Premier maxi

En plus de vivre sa série de spectacles, Lydia sortira son premier maxi le 22 novembre prochain au VV Taverna à Montréal. C’est un gros projet très personnel qu’elle dirige depuis déjà un certain temps avec son réalisateur Blaise B. Léonard (Hôtel Morphée). «C’est un EP de quatre «tounes» que je qualifierais de pop-éclectique.» Le projet l’emballe beaucoup, mais la suite semble plus incertaine. «Je risque de vivre ma période post-partum après le lancement. Tout ce que j’ai de prévu après, c’est une extraction de dent» lançait-elle avec humour.

S’apprivoiser le public trifluvien

Prenant nonchalamment possession de la scène du Satyre Cabaret-Spectacle le 3 novembre dernier, Lydia Képinski ne portait ni robe à paillette ou bottions modernes. Un simple ensemble confortable accompagné de souliers de sport était témoin d’une certaine revendication des normes traditionnelles du spectacle.

Peut-être était-ce un clin d’œil à la présente tournure médiatique de Safia Nolin mais, dans tous les cas, il était plaisant de retrouver la chanteuse, sa guitare et sa voix comme principaux moteurs de sa performance.

«Heille, y’en as-tu qui sont venus en voiture ce soir? Cool, moi aussi!» C’est ce qui débutait la soirée avec une pièce à la fois obscure, mais humoristiquement agrémentée d’images loufoques d’une revanche amoureuse. En effet, Lydia Képinski semble aimer traiter d’histoires d’amour déchirantes et d’anecdotes qui tournent parfois au ridicule.

«Je pourrais te dire: tu vas retrouver l’amour c’est sûr, mais l’amour est mort, dans un coffre de voiture» chante-t-elle dans sa pièce Apprendre à mentir. De sa voix bien particulière aisément perchée dans le haut plafond de la salle de spectacle, la nouvelle recrue musicale a réussi à bien se connecter avec le public trifluvien qui semblait apprécier son humour pince-sans-rire et ses compositions touchantes.

Jack Saloon A2018

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