Madagascar et UQTR: Noces de perle avec l’université d’Antananarivo

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Daniel McMahon, recteur de l’UQTR et Victor Harison, directeur général de l’INSCAE. Photo: UQTR
Daniel McMahon, recteur de l’UQTR et Victor Harison, directeur général de l’INSCAE. Photo: UQTR

Partenaire confirmée avec plusieurs universités de Madagascar, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) bonifie son offre de formation et propose une maîtrise en administration des affaires (MBA) à l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises (INSCAE) d’Antananarivo. Les partenariats conclus ont permis à l’UQTR de se faire connaître, et à de nombreux Malgaches de venir en sol trifluvien pour démarrer ou poursuivre leurs études, voire s’y expatrier durablement.

De nouveaux partenariats

Si 2016 célèbre le 30e anniversaire des collaborations entre l’UQTR et l’INSCAE d’Antananarivo, c’est aussi l’année du renforcement des liens qui unissent l’université et l’Institut. Également, un accord de coopération scientifique avec l’Institut Supérieur de Technologie (IST) d’Antananarivo et deux lettres d’intention de collaboration avec les IST d’Ambositra et d’Antsiranana ont été signés. L’implantation du MBA à l’INSCAE constitue un diplôme supplémentaire proposé par l’UQTR. Le parcours le plus notoire reste celui de l’étudiant Hery Rajaonarimampianina, diplômé de l’UQTR en deuxième cycle en sciences comptables, et aujourd’hui président de la République de Madagascar.

Une réputation grandissante

Ces 30 années de collaboration ont permis à l’UQTR de se faire connaître sur l’île. C’est ce que confirme Mahery Ratsima-Rasendra, analyste informatique pour le gouvernement du Canada, ancien diplômé de l’UQTR: «L’UQTR avait un partenariat avec l’université où je faisais mon MBA», explique-t-il.

C’est aussi le cas pour Nancy Andrianina Raeliaritrimo, diplômée d’une maîtrise en Gestion des Relations Humaines de l’INSCAE, qui s’est vu proposer un échange universitaire. Depuis, elle a entamé un diplôme d’études supérieures spécialisées (DES) en gestion des relations humaines et changement organisationnel.

Aujourd’hui, ils sont une cinquantaine de Malgaches à Trois-Rivières, et la communauté grossit petit à petit.

«J’ai une grande vision qui ne pouvait pas se développer à Madagascar.» ―Nancy Andrianina Raeliaritrimo, étudiante en GRH.

Des étudiants volontaires et déterminés

Pour Aina Heritiana, étudiant au doctorat en génie électrique, étudier au Canada est un rêve qu’il nourrissait depuis longtemps: «J’ai dû attendre des années avant de pouvoir le faire». Les bourses d’aide à la diffusion lui ont permis de publier des articles dans des journaux scientifiques, mais aussi de présenter ses travaux de recherche dans de grandes conférences. Très impliqué au sein de l’université, il a notamment fait du bénévolat pour accueillir les nouveaux étudiants internationaux au sein des Services aux étudiants (SAE). Il a aussi participé au concours «Ma thèse en 180 secondes» et fait partie du comité de gestion des fonds académiques de l’Association Générale des Étudiants de l’UQTR.

Nancy Andrianina, elle, nourrissait de grandes ambitions: «Je recherchais plus, je voulais me propulser vers de plus grands objectifs. J’ai une grande vision qui ne pouvait pas se développer à Madagascar.» Elle reconnaît apprendre et découvrir de nouvelles choses, notamment dans les relations des étudiants entre eux, mais aussi avec les professeurs: «Tout est vraiment nouveau et différent». Si elle admet rencontrer parfois quelques difficultés avec son emploi du temps, cela n’empêche pas la jeune femme de se tourner vers une potentielle poursuite d’études en maîtrise, et pourquoi pas jusqu’au doctorat.

«Je ne regrette rien.» ―Aina Heritiana, étudiant au doctorat en génie électrique

Un avenir bleu, blanc, et fleurdelysé

À travers leur choix de vie, c’est aussi une insertion vers la société québécoise que ces étudiants intègrent petit à petit. Mahery, arrivé il y a sept ans, admet sa volonté de revenir un jour au pays, mais pas pour l’instant: «J’ai plus de possibilités ici au Québec». Nancy Andrianina, elle, encourage vivement l’expatriation: «C’est vraiment une belle expérience de vie de voir autre chose que son pays au moins une fois». Aina se joint à ses compatriotes: «Je ne regrette rien».

 

 

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