Mezzo & Piano/De Plume et d’Encre: Aplomb musical au Gambrinus

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Mardi dernier, au Gambrinus, les groupes Mezzo & Piano et De Plume et d’Encre sont venus à tour de rôle présenter leurs compositions originales et des reprises. Deux univers différents, mais ayant en commun de l’énergie et de l’aplomb.

La soirée a commencé avec la prestation de Mezzo & Piano, formé de Myriam Poirier Dumaine (chant) et de Mathieu Fortin (piano). Même si le duo présentait un répertoire jazz assez classique musicalement, il faut souligner que la voix de la chanteuse se range à des années-lumière de celles à la Billie Holiday ou encore à la Diana Krall, qui sont dans le registre plutôt grave. Elle évoquerait celle d’Émilie-Claire Barlow à ses débuts, avec des accents d’Ingrid Saint-Pierre. Une voix claire, sans cassure, mais forte et assumée.

Autre élément à noter, les paroles des chansons originales, écrites par Poirier et composées par Fortin. Elles parlent de réalités sociales ou relationnelles plutôt complexes, des propos habituellement parfaits pour le répertoire alternatif. Par exemple, dans Le Poids de la honte, qui met en scène un quartier défavorisé, Poirier chante «une prison aux barreaux dessinés à la craie».

Musicalement parlant, Fortin apporte vigueur et maîtrise, tout en démontrant de la souplesse et une capacité d’avoir une cohérence musicale sans tomber dans la redite.

Deux groupes aux styles différents, mais présentant tous les deux dynamisme et aisance.

De Plume et d’Encre

Le deuxième groupe de la soirée se spécialise dans le rock alternatif. Les chansons composées évoquent soit le mensonge (Le Mythomane), l’évasion (La route et Deux oiseaux) ou le mal-être (Long Longtemps).

L’univers musical du quatuor revendique une certaine paternité à Karkwa, dont la chanson Coup d’état est justement interprétée par la formation drummondvilloise. Parlant de reprises, celles-ci sont livrées avec des arrangements très similaires aux versions originales. Même que pour J’en ai plein mon cass, la voix et les intonations du chanteur Olivier Chenard se confondent à celles d’Émile Bilodeau.

À défaut d’être le groupe le plus novateur, De Plume de d’Encre ne manque pas de talent, ni de conviction. La trame musicale est très loin d’être minimaliste ou dépouillée, mais est plutôt brute et riche, tout en étant travaillée.

Bref, des deux côtés du pont Laviolette, le talent ne manque pas; ce Mardi Live en est le parfait exemple.

 

Jack Saloon A2018

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