Nouveau service à l’OMHTR: Les chiropraticiens de l’UQTR débarquent

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Karina Patenaude, étudiante en 5e année au doctorat de chiropratique. Photo: C. Bodin
Karina Patenaude, étudiante en 5e année au doctorat de chiropratique. Photo: C. Bodin

Depuis le 4 octobre dernier, des étudiants en chiropratique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) viennent à l’Office Municipal d’Habitation de Trois-Rivières (OMHTR) pour offrir bénévolement leurs services aux résidents. L’université renforce ses liens avec l’Office, ayant déjà signé un partenariat pour ses étudiants en kinésiologie et podiatrie.

Clinique communautaire et chiropratique

C’est officiel: les résidents de l’OMHTR pourront désormais bénéficier gratuitement de soins, grâce à la présence d’étudiants au doctorat en chiropratique de l’UQTR, supervisés par leurs professeurs. L’annonce aux médias a eu lieu le 15 septembre dernier, à la suite d’un projet pilote mené en amont. Désormais, chaque mardi après-midi, quatre étudiants donnent de leur temps et soignent les patients bénévolement. Cette nouvelle offre de service permet à de nombreux patients d’être soulagés de leurs maux et d’obtenir de meilleures conditions de vie.

La gratuité des soins chiropratiques permet à davantage de résidents de se faire soigner.

Une étudiante à l’origine du projet

À la genèse de ce nouveau service, mentionnons l’implication conséquente de l’étudiante Karina Patenaude. Inscrite en 5e année au doctorat en 1er cycle de chiropratique de l’UQTR, Karina a une idée en s’inscrivant à un voyage humanitaire en Bolivie: «Pourquoi ne pas effectuer des soins gratuitement chez moi, au Québec?» L’étudiante travaille étroitement avec la professeure chiropraticienne Caroline Poulin, sans laquelle «le projet n’aurait jamais pu être réalisable». Celui-ci est présenté au Département de chiropratique, puis validé: le projet pilote mené à l’OMHTR se déroulera du 25 mai au 13 juillet 2016.

Avec la jeune femme, quatre autres étudiants et six professeurs ont administré des traitements pour soulager des douleurs musculo-squelettiques. Pour tous les acteurs impliqués, cette période-test s’est révélée concluante. Par la suite, Karina a fait partie d’un comité de sélection des étudiants. Les heureux élus, avec Karina, viennent hebdomadairement à la clinique communautaire depuis le 4 octobre dernier.

Implication et apprentissage

Mue par sa volonté d’aider les gens, l’étudiante a su donner vie au projet. Celui-ci a d’ailleurs reçu un bon accueil parmi ses camarades de promotion: offrant déjà leurs services à la clinique de l’université et ayant un emploi du temps relativement chargé, certains se sont tout de même portés volontaires pour soigner les résidents de l’OMHTR. Ainsi, ils apprennent à traiter avec une clientèle plus âgée, mais aussi à gérer des problèmes plus complexes, des conditions chroniques multiples…

Ce contexte différent leur permet notamment d’approfondir leurs connaissances et d’effectuer un parallèle avec le profil type qu’ils ont l’habitude de soigner, ici, à l’université. Autre avantage: les étudiants de 4e année ont la possibilité de venir et d’appréhender une première approche en tant qu’observateurs.

«Pourquoi ne pas effectuer des soins gratuitement chez moi, au Québec?» – Karina Patenaude.

Apporter des bienfaits

La chiropratique vise à traiter des douleurs neuro-musculo-squelettiques. Soigner quelqu’un, c’est apporter un véritable soulagement au quotidien, et faire une différence. «Les patients sont vraiment très reconnaissants, certains ont des conditions de vie très difficiles», explique Karina Patenaude.

Ce qui motive la future doctorante, c’est de pouvoir «non seulement soulager la douleur, mais surtout être capable de traiter la cause même du problème». Avec la participation d’autres étudiants et professeurs, cette motivation pourrait peut-être, un jour, être à l’origine d’une deuxième demi-journée par semaine consacrée aux résidents.

Jack Saloon A2018

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