Paul St-Pierre Plamondon à l’UQTR: «Oser repenser le PQ» avec des recrues et des vétérans

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L’ancien candidat à la plus récente course de la chefferie du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a exposé ses pistes de réflexion, tout en écoutant celles de son auditoire. Photo: David Ferron
L’ancien candidat à la plus récente course de la chefferie du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a exposé ses pistes de réflexion, tout en écoutant celles de son auditoire. Photo: David Ferron

Candidat à la plus récente course à la chefferie du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon est venu à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) le lundi 6 février dernier, dans le cadre de sa tournée «Oser repenser le PQ».

Tenue au local 4433 du pavillon Albert-Tessier, la rencontre a attiré une dizaine de personnes, allant du profil de l’étudiant à celui de militant depuis quatre décennies. Le but de la discussion consistait à mettre en œuvre des pistes de réflexion, afin de réformer l’organe politique souverainiste.

Le conseiller spécial au renouvellement mandaté par Jean-François Lisée, chef du PQ, a d’abord dans un premier temps demandé aux gens leurs préoccupations. Diverses réponses ont émané: la couverture médiatique peu reluisante; une fibre nationaliste moins intense qu’auparavant, notamment chez les jeunes; des lacunes dans les liens entre les régions et l’instance nationale du parti politique; un manque de relève au sein des exécutifs locaux; une sensation que les gens ne peuvent s’exprimer comme ils le souhaitent; et l’impossibilité de mettre sur pied un parti politique à l’université.

D’un membre de Québec Solidaire aux vétérans du PQ, en passant par des jeunes étudiants, la rencontre a permis un échange d’idées mené rondement.

Par la suite, des pistes de solution ont été suggérées. Parmi celles-ci, mentionnons la limitation de deux mandats pour les officiers des conseils exécutifs, afin de favoriser un dynamisme constant des idées; un système de parrainage pour les jeunes membres; la mise sur pied de conférences informatives (sur les régimes de retraite, par exemple); l’amélioration du système de communication; l’allègement du système de structures au sein du parti.

Les solutions proposées feront partie d’un deuxième rapport, qui doit sortir d’ici mi-avril. Notons qu’une première mouture est déjà publiée depuis le 9 février dernier. Celle-ci fait part des recommandations issues de la tournée montréalaise précédant celle des régions. La troupe consultative doit alors rouler de l’Abitibi-Témiscamingue jusqu’en Gaspésie, en passant par la Côte-Nord. La portion régionale de «Osez repenser le PQ» compte environ 90 rencontres.

Au cours de la discussion, monsieur St-Pierre Plamondon semble partager les idées des participants. Il déclare que tout ce que ces derniers disent «est dans son rapport». Il fait part notamment de l’importance du travail de terrain, de miser sur la relève péquiste, d’éviter au PQ d’être diabolisé, de mettre davantage en avant les idées que la structure, etc. Il parle même de «coupe à blanc» quant au fonctionnement de la formation politique pour laquelle il travaille.

La rencontre a été initiée par Joël Vaudeville, attaché politique au cabinet du chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. Il a contacté Thierry Bilodeau, président régional des jeunes du PQ de la Mauricie et récemment diplômé de l’UQTR au baccalauréat en communication sociale. Thierry a donc servi de lien entre l’équipe de monsieur St-Pierre Plamondon et le point de rencontre. Le jeune gradué était secondé d’Olivier St-Germain, actuellement étudiant du programme susmentionné.

Dans l’assistance se trouvaient non seulement quelques étudiants adhérant aux idées péquistes, mais également un membre de Québec Solidaire, ainsi que des membres de l’exécutif de la branche régionale du PQ, dont André Valois. Ce dernier s’est porté candidat pour le Bloc Québécois aux dernières élections fédérales.

Bien qu’il y ait eu certains points débattus à quelques moments, la discussion a été menée sans bouleversement, et tous semblaient vouloir mettre l’épaule à la roue pour revigorer le parti souverainiste.

Jack Saloon A2018

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