Pierre Landry, sculpteur: Un hommage à l’Homme derrière «Les cubes»

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L’exposition Hommage à l’Homme et son œuvre offre une rétrospective des 50 années de création du sculpteur trifluvien Pierre Landry. Ayant marqué le domaine de l’art géométrique constructif au Québec, M. Landry a également été professeur en arts à l’UQTR pendant plus de 30 ans et a participé au déploiement des arts visuels dans les lieux publics de Trois-Rivières.

L’exposition, inaugurée le 30 septembre dernier, propose plus d’une centaine d’œuvres débutant lors de sa formation en beaux-arts dans les années 1960. Cette abondance d’œuvres fait en sorte que l’exposition se déroule en trois lieux différents de Trois-Rivières, tous offrant l’entrée libre.

Galerie d’art R3 de l’UQTR

L’œuvre phare exposée dans cette galerie est Espace lumière géométrique, laissée inachevée par M. Landry à son décès en mai 2018. Il avait écrit à propos de cette colossale installation: «Ma démarche a évolué sous l’angle du jeu qui s’établit entre la matière, la lumière et l’espace […] dans une recherche bidimensionnelle, les formes triangulaires juxtaposées suggèrent des espaces tridimensionnels infinis.»

«Ma démarche a évolué sous l’angle du jeu qui s’établit entre la matière, la lumière et l’espace.» – Pierre Landry

Terminée par des artistes collaborateur.ice.s de l’exposition, sous la direction de la commissaire Christiane Simoneau, l’œuvre donne au visiteur exactement l’effet désiré par M. Landry. Des sculptures en acier plié aux couleurs vives, offrant des jeux de perspectives et de mouvement, y sont également présentées, et ce, jusqu’au 26 octobre.

Centre d’exposition Raymond-Lasnier, Maison de la culture

Les œuvres que Pierre Landry a réalisées dans les années 60 sont réparties dans les trois lieux d’exposition. Celles créées dans les années 90 sont cependant toutes rassemblées dans une des salles du Centre d’exposition Raymond-Lasnier, à la Maison de la culture. Se composant d’assemblage de triangles, ces œuvres jouent avec les dimensions et le mouvement dans les perspectives du visiteur.

L’excellent travail d’éclairage donne vie aux œuvres en créant des zones d’ombres, lignes de fuites et reflets, témoignant de l’ampleur du talent de M. Landry. Espace lumière se démarque particulièrement par l’équilibre entre l’intérieur de l’œuvre et l’ombre qu’elle trace au sol. Cette partie de l’exposition se terminera le 11 novembre.

L’excellent travail d’éclairage donne vie aux œuvres en créant zones d’ombres, lignes de fuites et reflets.

Galerie d’art du Parc

La Galerie d’art du Parc, située au centre-ville, propose une variété d’œuvres: sculpture, dessin, peinture et même une moto. Ensemble, elles permettent de saisir l’étendue et la multidisciplinarité du talent de M. Landry. Une vidéo intitulée À la rencontre du sculpteur Pierre Landry, réalisée avec brio par Carolane Saint-Pierre, offre une rétrospective intéressante sur la carrière artistique du sculpteur. Cette galerie terminera quant à elle l’exposition le 25 novembre.

«Les cubes», une paternité invisible pour Pierre Landry

À l’occasion du vernissage de l’exposition le 30 septembre dernier, le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, n’a pas manqué de souligner que «la marque distinctive de l’université, c’est Le couple» et de rappeler que Pierre Landry est «un de nos ambassadeurs qu’il ne faudra jamais oublier, puisque c’est un devoir de mémoire collectif [sic]».

Zone Campus a cependant constaté sur le terrain que les propos du recteur n’étaient que théoriques, puisqu’aucune plaque n’est installée afin d’identifier l’œuvre. À défaut de pouvoir en connaître le titre et le créateur, la communauté universitaire désigne couramment l’œuvre par son surnom «Les cubes».

Jack Saloon A2018

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