Plateau de travail de l’UQTR: Collaborons tous ensemble

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Kiosque tenu lors de la SQDI. Rangée du fond : Véronique Busby (intervenante au CIUSSS), Marc Ayotte (intervenant au CIUSSS), Amélie Singcaster (Stagiaire à Écarlates), Alexandra Leclerc (stagiaire à Écarlates), Sylvie Gagnon (intervenante au CIUSSS). Rangée de devant : Mathieu Charbonneau, Pierre-Luc Angers, Steve-Alek Lamontagne, Myriam Plourde, Félix-Antoine Aubert (usagers bénéficiant des services du CIUSSS). Photo: Plateau de travail de l’UQTR.
Kiosque tenu lors de la SQDI. Rangée du fond : Véronique Busby (intervenante au CIUSSS), Marc Ayotte (intervenant au CIUSSS), Amélie Singcaster (Stagiaire à Écarlates), Alexandra Leclerc (stagiaire à Écarlates), Sylvie Gagnon (intervenante au CIUSSS). Rangée de devant : Mathieu Charbonneau, Pierre-Luc Angers, Steve-Alek Lamontagne, Myriam Plourde, Félix-Antoine Aubert (usagers bénéficiant des services du CIUSSS). Photo: Plateau de travail de l’UQTR.

Du 12 au 18 mars 2017 s’est déroulée la 29e édition de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI); l’occasion pour le plateau de travail de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et ses clients de tenir un kiosque et d’expliquer leur démarche.

Plateau de travail, qu’est-ce que c’est?

Présent depuis plus de 18 ans à l’UQTR, le plateau de travail se qualifie comme un environnement physique de la communauté qui permet à ses bénéficiaires de s’insérer dans la communauté. Proposé aux personnes atteintes d’une déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme, il aide ses clients à réaliser de multiples activités au cours de stages. Cela met ainsi l’accent sur le développement de compétences et d’une autonomie qui leur permettraient, à terme, de réaliser leur projet de vie actif. «C’est un tremplin pour développer des prérequis nécessaires», explique Marc Ayotte, responsable du plateau de travail. Travaillant pour le compte du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre du Québec (CIUSSS MCQ), monsieur Ayotte chapeaute les sept clients actuels du plateau.

Les clients

En accord avec un plan d’intervention annuel préparé par un éducateur pivot en fonction des besoins du client stagiaire, ce dernier travaillera et déploiera ses compétences autour d’un ou deux objectifs. À titre personnel, le but est surtout d’évoluer dans un milieu ouvert, où la personne pourra davantage recevoir pour son estime de soi et son intégration: «Rendre les services qu’on est capable de faire», résume monsieur Ayotte. Il s’agit donc de trouver une place au sein de la communauté à travers la valorisation d’un rôle social, mais aussi de développer quelques compétences pour leur permettre de s’accomplir dans la société actuelle.

Présents quatre jours par semaine, les stagiaires accomplissent de nombreuses tâches, avec l’aide de la communauté étudiante et des services aux étudiants (SAE).

«Ça fait tomber les barrières.» ―Marc Ayotte, responsable du plateau de travail de l’UQTR.

De belles collaborations

Les travailleurs du plateau sont intégrés aux équipes de travail des services Ménager Roy, au service d’imprimerie et à la cafétéria. La désinfection des appareils du département de kinésiologie est d’ailleurs gérée par l’un des clients. Certains collaborateurs leur offrent même le port de l’uniforme pour reconnaître leur appartenance aux équipes. De plus, ils collaborent avec le département du comité de développement durable en plantant des plants de tomates et de piments, qui seront ensuite distribués gratuitement à la communauté universitaire et au regroupement des Incroyables comestibles. Aussi, durant le temps des Fêtes, les travailleurs collaborent à la collecte de jouets avec l’équipe du Bon camarade.

Plus emblématique encore, ils travaillent avec les étudiants et s’apportent mutuellement. C’est le cas du cours de Paul Gaudet en adaptation scolaire, qui, depuis cinq ans, invite les clients à participer et à interagir, permettant aux étudiants de pratiquer leurs compétences.

En compagnie de ses clients et des organismes concernés, le plateau a tenu un kiosque le mardi 14 mars au hall du pavillon Albert-Tessier, lors de la SQDI. Cet événement a été l’occasion d’expliquer ce qu’est la déficience intellectuelle et le trouble du spectre de l’autisme, mais aussi d’offrir de la visibilité au service. M. Ayotte l’affirme: «Plus tu es accepté dans l’environnement, plus ça donne d’ouvertures pour développer des nouveaux partenariats». Précisons que la finalité ultime du plateau est d’aider ses bénéficiaires à décrocher un contrat.

Jack Saloon A2018

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