Portrait — Antoine Gélinas: De multiples implications à l’université

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Antoine Gélinas s’est particulièrement démarqué lors de son passage à l’UQTR. Photo: Gracieuseté
Antoine Gélinas s’est particulièrement démarqué lors de son passage à l’UQTR. Photo: Gracieuseté

Comme beaucoup d’étudiant.e.s, Antoine Gélinas s’est cherché avant de trouver le bon chemin. En effet, il a commencé son parcours universitaire par un certificat de communication à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), pour ensuite continuer le programme de communication en profil cinéma. Cependant, il a rapidement découvert que la grande ville de Montréal était loin d’être pour lui.

En 2008, pendant la session d’hiver, il revient à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), dans sa région, comme étudiant libre. Il explorait à ce moment-là des cours en histoire, en récréologie et en psychoéducation. C’est à l’automne suivant qu’il se lance en enseignement secondaire, profil univers social. «À une époque où l’enseignement est très peu valorisé et les postes en enseignement de l’histoire sont plus que saturés…mais naïveté veut, on s’y lance», confie Antoine.

«Il n’y a pas seulement un chemin droit pour passer à travers des études postsecondaires, ce n’est pas la fin du monde de recommencer et d’hésiter.» — Antoine Gélinas

Après trois ans dans ce même programme, il décide de se faire créditer un baccalauréat en éducation, pour ensuite commencer sa maîtrise en études québécoises. Comme il était grandement occupé dans sa vie personnelle, il travaillait à temps plein, pendant qu’il complétait sa maîtrise à l’Université.

Antoine Gélinas s’est grandement impliqué au cours de son passage à l’UQTR. Il a eu la chance de s’initier à l’improvisation dans la Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières (LUITR), et ce, pendant quatre saisons. Il est aussi ressorti gagnant d’une série de l’épreuve «Une joke, une bière» pendant le Carnaval étudiant, sur trois années de participation en tout. Une bonne moyenne!

Sur un plan plus académique, il s’est aussi investi dans l’Association des étudiants au baccalauréat en enseignement au secondaire (BES) comme directeur des activités et des communications. Très impliqué au sein de sa cohorte, notamment dans le journal du BES, Antoine a ressorti du placard le Gala Charlemagne qui était dans l’oubli depuis un certain temps. Continuant dans les apparitions humoristiques, il a remporté une édition du concours d’humour de la Chasse Galerie. Il a aussi mis en place une troupe de théâtre nommé Jeu de plume, qui se voulait être une troupe d’initiation au spectacle et a fonctionné pendant deux ans.

Toutes les nombreuses implications d’Antoine Gélinas et sa personnalité lui ont permis rapidement de prendre sa place dans son baccalauréat. C’est en avril 2014 qu’il a obtenu son brevet en enseignement du secondaire en univers social, profil histoire et géographie.

Toutes les nombreuses implications d’Antoine Gélinas et sa personnalité lui ont permis rapidement de prendre sa place dans son baccalauréat en enseignement au secondaire.

Pour commencer sa carrière, il a décroché un petit contrat pour enseigner les sciences et les mathématiques dans une école. Pendant l’été, comme il n’avait pas de contrat, il a été serveur dans une microbrasserie tout en faisant des petits travaux d’animation un peu partout. C’est au courant de cet été qu’il a vendu un projet d’animation pour la ferme de la Nouvelle-France, où il est devenu guide animateur et animateur principal pour des mariages. Encore aujourd’hui, il continue l’animation pendant la période estivale.

En 2015-2016, il a obtenu son tout premier contrat de 20% au primaire, pour une année entière. Il a pu compléter sa tâche avec de la suppléance et plusieurs petits contrats, ici et là. En 2015-2017, il a travaillé presque à temps plein dans plusieurs matières. «Cette année [en 2017-2018], j’ai décroché un contrat à 100% en adaptation scolaire, où j’enseigne l’anglais et où je fais de la supervision d’élèves en milieu d’emplois», dit-il.

Si Antoine Gélinas a retenu quelque chose de son parcours à l’UQTR, c’est certainement que le campus est un milieu de vie stimulant dont les étudiant.e.s devraient profiter au maximum. Il ne faut pas avoir peur de recommencer sa formation, de même que d’hésiter sur notre chemin ou de changer d’idée en cours de route. «Étudiants en enseignement, ne vous découragez pas, il y a aujourd’hui pénuries de suppléants, ce n’est pas facile d’avoir un poste permanent, mais faites vos classes, impliquez-vous dans la vie des écoles et la direction pensera à vous l’année suivante au moment d’attribuer des contrats.»

Le Zone Campus lui a demandé quelques conseils généraux pour les étudiant.e.s de l’UQTR: «Il n’y a pas seulement un chemin droit pour passer à travers des études postsecondaires, ce n’est pas la fin du monde de recommencer et d’hésiter. Écoutez votre cœur plutôt que votre tête, soyez passionné et créez votre avenir professionnel à votre image à vous!»

Jack Saloon A2018

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