PORTRAIT D’ATHLÈTE — Laurence Vincent Lapointe: Dans une classe à part

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Laurence Vincent Lapointe est à la fois une athlète de niveau international et une étudiante chevronnée. Originaire de Shawinigan, l’étudiante au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est considérée par plusieurs comme la meilleure canoéiste au monde, rien de moins.

L’étudiante de l’UQTR a un parcours atypique des plus intéressants. Elle a débuté le canoë de vitesse lorsqu’elle était âgée de 12 ans. Mais pourquoi choisir ce sport? «Mes parents ne voulaient pas que je passe mon temps devant des écrans. Je connaissais des filles qui pratiquaient le canoë, ce qui m’a donné le goût.»

Elle a commencé dans le club civil de canoë-kayak de Trois-Rivières, où elle a fait ses premières expériences de compétitions, tant en individuel qu’en équipe. Les années ont passé, et elle évolue maintenant au niveau international. Lors des plus récentes compétitions en équipe, Laurence a évolué au côté de Katie Vincent. Habituellement, lors de compétitions en duo, on retrouve un équipage composé d’une gauchère et d’une droitière. Cependant, du côté du Canada, les deux athlètes sont gauchères, car ce sont les deux plus rapides du pays. Laurence est celle qui apporte la vitesse ainsi que la puissance au bateau, tandis que sa coéquipière le dirige.

Fait rare, l’équipe Canada féminine de canoë de vitesse est composée de deux gauchères en C-2, car ce sont les deux plus rapides du pays.

La spécialité de cette étudiante de l’UQTR est la sphère individuelle, qu’elle domine depuis 2010. En effet, depuis bientôt une décennie, elle multiplie les médailles d’or remportées lors de compétitions d’envergure, et même dans le cadre des Coupes du monde. Son fait d’armes le plus récent est son titre de championne du monde au 500 mètres en C-2 avec un nouveau record mondial de temps, acquis à Racice en République tchèque, en août 2017.

À l’été 2017, Laurence a remporté ses neuvième et dixième titres de championne du monde. Il est donc juste de mentionner qu’elle domine la scène mondiale de canoë de vitesse depuis longtemps: «c’est depuis 2010 que je suis sur la scène internationale, et c’est depuis 2010 également que je remporte pratiquement toutes les épreuves C-1 au 200 mètres.»

Parcours scolaire

Laurence détient un diplôme d’études collégiales en science de la nature, qu’elle a obtenu au Collège Laflèche de Trois-Rivières. Par la suite, elle a terminé un baccalauréat en sciences biomédicales à l’Université de Montréal (UdeM). Son rêve ultime est d’intégrer un programme de médecine, c’est pourquoi elle a décidé de poursuivre ses études en sciences infirmières à l’UQTR. Elle mentionne: «C’est difficile de combiner sport de haut de niveau et baccalauréat. Je dois m’entraîner rigoureusement, tant ma force musculaire que ma technique. Cela nécessite des camps d’entraînement à l’extérieur du pays, ce qui complexifie ma situation scolaire.»

Une femme de caractère

Laurence n’est pas seulement une canoéiste hors pair, elle s’implique également dans des causes qui lui tiennent à cœur. En effet, depuis 2010, elle mène un combat afin que le canoë de vitesse féminin soit intégré dans le programme olympique. À travers cette cause, elle a défendu l’égalité hommes et femmes.

Face à cette mission qu’elle s’est donnée, Laurence est déjà parvenue à forcer la toute première présentation d’une épreuve féminine de canoë de vitesse aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto. Lors de cette compétition, l’athlète originaire de Shawinigan a décroché la médaille d’or à la course C-1 200 mètres.

À la suite de cette victoire et des nombreuses autres survenues depuis 2010, Laurence peut viser le podium lors des Jeux olympiques de 2020, qui se tiendront à Tokyo. En effet, récemment, le Comité des Jeux a annoncé la tenue de la première compétition de canoë de vitesse féminine de l’histoire des Jeux olympiques et il est juste de dire que Laurence y est pour beaucoup!

À la suite de ses nombreuses victoire, Laurence peut viser le podium lors des Jeux olympiques de 2020, qui se tiendront à Tokyo.

Objectifs

Les efforts de Laurence ne font aucun doute. Le 15 janvier dernier, elle a remporté le prix de «l’Athlète féminine par excellence de niveau international» lors du Gala sport hommage de la Mauricie, grâce à ses exploits en canoë de vitesse.

Dans les mois qui viennent, elle ne ralentira pas la cadence. En effet, à l’été 2018, elle participera à la Coupe du monde, au Championnat du monde ainsi qu’au Championnat panaméricain. À plus long terme, elle vise les Jeux olympiques de 2020 ainsi qu’une place sur le podium.

Le Zone Campus souhaite la meilleure des chances à Laurence dans ses projets futurs!

Jack Saloon A2018

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