Portrait d’un étudiant aux cycles supérieurs: Louis-Serge Gill, ou comment se rendre jusqu’au bout

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Louis-Serge Gill, étudiant au doctorat en études littéraires. Photo: Dominic Bérubé
Louis-Serge Gill, étudiant au doctorat en études littéraires. Photo: Dominic Bérubé

Dans le cadre de ce portrait étudiant, le Zone Campus s’est entretenu avec Louis-Serge Gill, étudiant au doctorat en études littéraires. Vraie source de motivation pour les nombreux.ses étudiant.e.s souhaitant pousser les études jusqu’au bout, Louis-Serge s’intéresse notamment à l’histoire et à la sociologie de la littérature québécoise au 19e siècle. Arrivé à l’Université du Québec à Trois-Rivières en septembre 2006, il commence au baccalauréat en enseignement au secondaire, profil français.

Son histoire

Grâce à sa formation, Louis-Serge a su élargir ses connaissances pédagogiques, mais a aussi été initié à la recherche en littérature. C’est alors qu’une passion s’est développée et qu’un désir d’enseigner la littérature au collégial l’a poussé à faire sa maitrise en lettres. «Mon intérêt pour les écritures intimes, tel que le journal, la correspondance, les mémoires, etc., et l’engagement des écrivains dans leur société et l’histoire littéraire du Québec, m’ont poussé à étudier tant les écrivains de la Révolution tranquille que ceux d’avant 1900», explique-t-il.

Implications et mentions

Louis-Serge a su s’impliquer à l’UQTR: il a été un membre étudiant de la Sous-commission des études de cycles supérieurs et du Comité des programmes de cycles supérieurs du Département de lettres et communication sociale, pour deux mandats consécutifs. Outre ces implications, il a obtenu diverses bourses honorables: «J’ai obtenu la bourse d’excellence à l’admission au doctorat en lettres, la bourse d’excellence de troisième cycle en lettres et la bourse de l’Association des cadres de l’UQTR, deuxième et troisième cycles. Sans compter le soutien financier de la Fondation de l’Université du Québec et du Fonds de recherche du Québec en société et culture.»

De plus, il a pris part à plusieurs projets de recherches lancés par des professeur.e.s: «Non seulement ces tâches étaient d’un grand secours sur le plan financier, mais elles me permettaient d’ouvrir mes horizons à des perspectives de recherche autres que les miennes. Je suis vivement reconnaissant de ces professeures et professeurs.»

«Je garde un vif souvenir de mes premiers cours, des premières fois où j’avais l’impression de saisir et de comprendre des problématiques complexes.» — Louis-Serge Gill

Motivation

Ce qui motive le plus Louis-Serge à poursuivre de longues études, c’est la soif de découverte. Il a été intéressé d’abord par la soif de connaissance: «Si au départ je trouvais ce plaisir dans les cours et dans les livres, le travail en archives pour les études de doctorat l’a, en quelque sorte, décuplé.»

Pour se rendre aussi loin, il faut aussi trouver la motivation en soi-même en sachant se dépasser sans cesse: «Les études supérieures peuvent se dérouler de bien des manières. Mais peu importe comment on prévoit les échéances, les lectures, les périodes de rédaction et les budgets, on ne peut avoir la certitude que tout se déroulera comme prévu et que l’on obtiendra les résultats escomptés. Dans cette optique, le dépassement de soi est pour moi un motivateur primordial dans ce type de parcours.»

L’environnement qui l’entoure y est aussi pour beaucoup: «Alors que l’on travaille en Lettres sur des archives, sur des comptes rendus critiques, sur des plans de rédaction, on envisage mal la collaboration. Pourtant la collégialité existe. Les discussions à bâtons rompus autour d’une bière et d’un bon repas, les rencontres dans les colloques et autres événements associatifs autour de la recherche, tout cela crée des ponts entre nos travaux respectifs et la nécessité de les mener à terme.»

«Pour avoir passé beaucoup de temps à l’UQTR, j’y trouve fascinante la vie au quotidien.» — Louis-Serge Gill

Louis-Serge sait reconnaitre le bon autour de lui, ce qui peut encourager des étudiant.e.s à poursuivre leurs études: «En quelque sorte, on sous-estime l’immense travail du personnel de soutien. Je suis persuadé que chaque sourire, chaque phrase anodine échangée, que ce soit à la bibliothèque, à la cafétéria ou ailleurs, contribuent au succès et au mieux-être des étudiants, tous cycles confondus.»

Fierté

Nous avons demandé à Louis-Serge, pour terminer, ce qui le rendait le plus fier durant son parcours: «La diversité de mes expériences, notamment en ayant pu enseigner tout en étudiant, en ayant saisi les occasions de participer à des colloques et à des publications. Cela permet de maintenir la motivation, mais aussi de vivre moins difficilement la fin d’un mémoire ou d’une thèse…» Source d’inspiration, Louis-Serge est un étudiant qui a de quoi rendre fière l’UQTR.

Jack Saloon A2018

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