Profil d’athlète ― Simon Savard: De beaux territoires en vue pour le capitaine

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Simon Savard se sent en contrôle lorsqu’il foule le terrain. Photo: Étienne Lebel-Michaud.
Simon Savard se sent en contrôle lorsqu’il foule le terrain. Photo: Étienne Lebel-Michaud.

Du sport de haut niveau, des heures d’implication sociale et, bien entendu, un baccalauréat en enseignement de l’éducation physique en voie d’être complété. C’est à se demander si le capitaine de l’équipe de badminton des Patriotes a parfois l’occasion de se reposer.

Simon Savard est un athlète aguerri. Nommez un sport, il y a davantage de chances qu’il l’ait déjà pratiqué que le contraire. Il commence à quatre ans avec le hockey et ne s’arrête plus, allant du soccer au triathlon en passant par le sauvetage compétitif. Après un parcours collégial sinueux, il entre au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé en 2012, où il se sent enfin à sa place.

Un long chemin

Son arrivée coïncide avec la mise sur pied du projet de faire revivre une équipe de badminton à l’UQTR. Il s’implique à fond dans le projet pilote en 2012-2013, prouvant avec l’aide de ses cofondateurs à l’Université que le jeu en vaut la chandelle. L’équipe de badminton des Patriotes voit le jour dès la saison suivante.

Le natif d’Amos a donc pu évoluer et voir l’équipe se développer simultanément. Un travail de longue haleine, qui a commencé avec plusieurs saisons sans victoires. Ne baissant pas les bras, il continue de prendre part à chaque rencontre avec entrain, et est ainsi nommé capitaine de la formation en 2014-2015.

 «Ils m’ont dit: “on a gagné”. Ça m’a fait chaud au cœur.» ―Simon Savard.

Une victoire bien méritée

Enfin, les Patriotes ont remporté cette saison leur première rencontre d’équipe depuis leur création, un moment précieux pour Simon. Alors qu’ils évoluaient à domicile contre les joueurs de Sherbrooke, les quatre autres matchs avaient porté la rencontre à 2-2. Sans savoir le pointage, Simon se prépare au match simple numéro 1, un match revanche contre un rival qui plus est.

Il l’emporte haut la main en deux sets. «Toute l’équipe est venue me voir. Tout le monde était super content et je ne comprenais pas pourquoi. J’étais content d’avoir gagné mon match, mais ils semblaient trop heureux. Ils m’ont dit: “Tu ne comprends pas, on a gagné”. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur.»

Pour la postérité

Le capitaine veut être une inspiration autant dans son jeu que dans son attitude sur le terrain et en dehors. Très humble et terre-à-terre, il se décrit comme un joueur constant et très endurant. Il se fait également un devoir de toujours faire preuve de rigueur dans ses entrainements et de professionnalisme en situation de jeu. «Tu ne me verras jamais me fâcher sur le terrain», affirme-t-il solennellement.

Il montre aussi l’exemple par son implication avec les jeunes. Que ce soit pour faire des lectures avec des enfants en difficulté d’apprentissage ou rencontrer une équipe sportive pour parler de son expérience, il ne se gêne pas pour être ambassadeur de la collaboration entre vie sportive et vie académique. Il entraine également les élèves de l’école secondaire Chavigny en badminton, et a entrainé il y a deux ans l’équipe allant aux Jeux du Québec.

«Je veux laisser un héritage pour les prochains Patriotes.» -S. Savard

Il participe en plus à la majorité des activités reliées aux Patriotes. Que ce soit pour organiser le tournoi de financement de badminton ou mettre sur pied le système de prêt de vêtements du Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) Léopold-Gagnon, Simon a son mot à dire. «Les Patriotes sont comme une grosse famille. Je trouve ça important, je veux laisser un héritage pour les prochains Patriotes.»

Il laissera cet héritage après l’obtention de son diplôme l’an prochain. Cependant, il tient à rester impliqué avec les Patriotes. Il convoitera certainement le poste d’entraineur-chef si celui-ci venait à se libérer. Il a plusieurs autres projets en tête, notamment un camp de badminton des Patriotes. «En travaillant sur la base, on pourrait avoir d’excellents joueurs universitaires quelques années plus tard, avec un fort sentiment d’appartenance».

Jack Saloon A2018

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