Profil d’athlète — Karolanne Archambault: Tous les chemins mènent en Floride

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Karolanne est voltige: on la  trouve toujours au sommet.  Photo: Simon Lahaye
Karolanne est voltige: on la trouve toujours au sommet. Photo: Simon Lahaye

Au prix d’une fin de session rocambolesque, Karolanne Archambault s’envolera le 21 avril prochain sous le chaud Soleil de la Floride. Non pas pour profiter du bon temps (du moins, pas principalement), mais pour participer aux championnats mondiaux de cheerleading, qui auront lieu à Orlando.

Toucher à tout

Le chemin qui l’aura amenée jusque-là aura été pour le moins sinueux: elle a pratiqué tous les sports auxquels on pourrait soupçonner une cheerleader de s’intéresser et même plus, avant de s’arrêter sur le cheerleading. De la nage synchronisée à la gymnastique en passant par la danse et même le soccer, la polyvalente athlète de St-Hyacinthe a commencé à pratiquer son dernier sport avec un club civil de cette ville, qui l’a recrutée à la suite de sa participation aux Jeux du Québec en gymnastique.

Une fois ses études en sciences humaines complétées, elle quitte finalement la technopole agroalimentaire du Canada pour s’installer à Trois-Rivières. Elle entreprend une technique en gestion et intervention en loisir avant de réaliser, au bout d’un an, l’existence du baccalauréat en Loisir, Culture et Tourisme, dans lequel elle fait immédiatement le saut.

Elle ne cesse de pratiquer le cheerleading au niveau scolaire tout au long de son parcours, en plus de pratiquer dans un club civil. Elle a enfin trouvé le sport qui la comble: «Ça regroupe le côté athlétique de la gymnastique et le côté artistique de la danse, en plus de l’adrénaline des cascades et de l’esprit d’équipe.»

De nouveaux horizons

Elle faisait jusqu’à tout récemment partie de l’équipe des Patriotes, tout en s’entrainant avec son équipe civile à Repentigny: Pirate Athletics. Une grande et heureuse nouvelle l’a cependant conduite à abandonner les Patriotes: elle a reçu un appel d’équipe Canada pour participer à la prestigieuse compétition internationale. Comme elle était dans un rôle de soutien pour les Patriotes et que les compétitions auxquels ils participaient tombaient en même temps que les entrainements d’équipe Canada, la décision était naturelle.

Elle croit que les Patriotes se sont beaucoup amélioré.e.s cette année: «On a commencé l’année avec beaucoup de nouveaux et il y a eu une très belle évolution». Les résultats de la dernière compétition l’ont d’ailleurs prouvé. Ce n’était toutefois pas tout à fait assez pour elle, une autre raison pour laquelle elle a choisi de se concentrer sur le club civil et, évidemment, le national: «Chez les Patriotes, on peut ne jamais en avoir fait et entrer dans l’équipe. Pour moi, toujours recommencer avec les bases ne me donnait pas assez de défis.»

Puisque les athlètes de l’équipe canadienne sont dissipés aux quatre coins du pays, ses entraineurs communiquent avec elle par Facebook. Elle pratique donc les chorégraphies et objectifs obtenus de cette manière avec son coéquipier le plus proche: Marc-André Lauzon, de St-Bruno. S’il est quand même difficile de trouver du temps pour s’entrainer, ils s’efforcent de le faire afin de se tailler une place: «Il va y avoir plusieurs substituts, pour créer de la compétition à l’interne et bien sûr en cas de blessure. L’objectif est d’être sur le tapis lors des mondiaux, mais sinon, ce sera quand même une bonne expérience.»

Jack Saloon A2018

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