Programme double à Grand-Mère: Du chien et des belles chansons

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Daniel Morissette a offert des pièces mettant en évidence ses préoccupations sociales et environnementales. Photo: David Ferron
Daniel Morissette a offert des pièces mettant en évidence ses préoccupations sociales et environnementales. Photo: David Ferron

Le jeudi 16 février dernier avait lieu à la Maison de la culture Francis-Brisson de Grand-Mère un spectacle en programme double. Les auteurs-compositeurs-interprètes Daniel Morissette et Guy Brière ont respectivement présenté, avec leurs musiciens, deux énergies totalement différentes dans une ambiance somme toute folk.

Lors de la première moitié de la soirée, Morissette était entouré de David Robert (batterie), de Nicolas Gosselin (basse) et de Louis Gagnon (guitares) qui a fabriqué lui-même sa guitare lap-steel.

Dès la deuxième chanson, Le perron d’église, on savait que l’artiste trifluvien présenterait un univers engagé. Grâce à la personnalité plutôt décontractée et humoristique du chanteur, les réflexions incarnées en chansons ne deviennent pas des assommoirs pour l’ambiance.

Ce sens de l’humour, livré sur un ton nonchalant, a été efficace. Par exemple, il exige à la foule complice de se calmer alors qu’il enlève son manteau, parce qu’il a chaud! Il enfile ensuite la pièce Le nuage fleur de lys, métaphore météorologique sur l’histoire du Québec. Le trou de mémoire survenu à ce moment-là n’a fait que confirmer la complicité entre la foule et l’artiste. Seul point faible: la voix basse du chanteur était parfois enterrée par l’instrumentation, rendant difficile la compréhension des paroles.

Brière l’irrévérencieux et Morissette l’engagé ont offert une soirée aussi conviviale que si l’on était sur un perron d’église.

La prestation de Guy Brière a été entamée par la chanson Y’aura toujours des cons, pleine d’esprit et cinglante à la fois. Un humour qui a du chien, comme en témoigne la pièce suivante, Poil roux. La foule, très joyeuse, incluait parmi la trentaine de personnes des gens qui connaissent bien le répertoire du musicien.

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Guy Brière¸ au-delà de son approche décapante, sait aussi offrir une musique accrocheuse. Il est entouré de Francis Plante (guitare), de Michel Blanchette (percussions) et d’Alexandre Rousseau (basse). Photo: David Ferron

Au-delà de son approche décapante, l’artiste mauricien sait aussi offrir une musique accrocheuse. Par exemple, Encore l’hiver débute par un blues aérien pour aller vers un son plus tonitruant. Il faut dire, outre ses talents de compositeur et de mélodiste, qu’il est très bien entouré par Alexandre Rousseau (basse), Michel Blanchette (percussions) et Francis Plante (guitare). Le groupe devient même Brioches et ses tartes, le temps de présenter l’inédite Ma jument.

Selon le sondage maison par la salle de spectacle, neuf personnes sur dix ont passé une très belle soirée.

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