Reportage: Quelle est la place des activités culturelles à l’UQTR?

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Le spectacle de la rentrée est une activité culturelle phare sur le campus de l’UQTR. Crédit photo: Louis-Xavier Picard-Voltaic Photographie S.E.N.C.

Quelles sont les activités culturelles auxquelles s’identifient les étudiant.e.s? Quelles activités culturelles retrouve-t-on à l’Université du Québec à Trois-Rivières? Nous sommes allées sur le terrain de l’université pour comprendre davantage la place qu’occupent les activités culturelles sur le campus.

En-dehors du Carnaval étudiant, des soirées festives à la Chasse Galerie, ainsi que du spectacle de la rentrée, quels événements suscitent l’intérêt des étudiant.e.s? Par la forte popularité des événements plus centrés sur le divertissement sur le campus, on peut en effet croire que l’offre culturelle est très limitée. Est-ce réellement un manque ou plutôt un désintérêt?

Les incontournables culturels de l’UQTR

Si vous allez à la Chasse Galerie les lundis soir, vous y retrouvez une grande foule d’étudiant.e.s qui assiste de manière ponctuelle aux matchs d’improvisation de la Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières (LUITR), et ce, depuis 14 ans. Avec un public d’étudiant.e.s, il est certain que la fidélisation à une activité est difficile, étant donné que c’est un public en constant mouvement et en période transitoire. Par contre, la LUITR est fière de se démarquer et d’être une activité culturelle d’importance sur le campus. D’ailleurs, les Service aux Étudiants (SAE) ont donné une reconnaissance à la ligue à cet effet. Selon Maxim Landry, président de la ligue, «le défi serait maintenant d’aller offrir le même type d’activité, mais sur le campus de Drummondville.»

« Avec le manque se crée le désintérêt, car aucune occasion de ressentir un intérêt n’est présente.» – Camille Chagot, organisatrice d’Art-Borèsens

Au niveau artistique, la Galerie d’art universitaire R3 s’engage justement à sensibiliser la communauté universitaire et le grand public à l’art actuel, au moyen d’événements et d’expositions. Cet espace de diffusion, situé aux côtés du pavillon Benjamin-Sulte et près du Pavillon de la vie étudiante (PaVÉ), offre une programmation diversifiée, qui couvre l’art contemporain, canadien et international. Il est possible d’aller visiter la galerie gratuitement du lundi au vendredi entre 10h et 17h.

Autrement, diverses associations étudiantes offrent des expériences culturelles. Par exemple, l’Association des Étudiants en Sciences Comptables et Administratives (AESCA) organise régulièrement des spectacles d’humour à connotation caritative. Quant à l’Association des Étudiants en Récréologie (ADER), elle est l’investigatrice d’Art-Borèsens, une soirée de talent artistique à caractère ludique, où l’ensemble des communautés étudiantes sont invitées à découvrir des expositions ainsi que des performances artistiques, dans une ambiance thématique différente chaque année.

Finalement, UQTR en Spectacle permet de reconnaître le talent artistique des étudiant.e.s de l’université au niveau national, et est également une activité culturelle à ne pas manquer.

«Le défi serait maintenant d’aller offrir le même type d’activité, mais sur le campus de Drummondville.» – Maxim Landry, président de la LUITR

Un manque ou un désintérêt ?

L’offre d’activités culturelles à l’Université reste toutefois limitée. Camille Chagot, organisatrice de l’événement Art-Borèsens, croit qu’il y a un vide culturel qui brime sur le sentiment d’apparence des étudiant.e.s à leur université. «Avec le manque se crée le désintérêt, car aucune occasion de ressentir un intérêt est présente. Avec des opportunités, il est évident que les étudiants accorderaient plus d’importance aux activités culturelles et à leur importance au sein de notre communauté.»

D’autres étudiant.e.s croient plutôt à la présence d’un désintérêt. Pour avoir vécu plusieurs spectacles avec peu d’audience, Axel Arsenault-Lévesque, étudiant en 3e année au baccalauréat en loisir, culture et tourisme, propose de pousser la communication entre les instances de Trois-Rivières, comme le cégep, pour promouvoir davantage les activités culturelles qui se déroulent sur le campus. «Ainsi, il serait possible de se défaire de la vision que les activités qui se déroulent sur le campus s’adressent seulement à un public d’universitaires.»

Comment susciter l’intérêt des étudiant.e.s ?

Les réseaux sociaux semblent être la principale stratégie pour susciter l’intérêt, mais au-delà de la bonne promotion et d’une bonne stratégie de marketing, qu’est-ce qui intéresse les étudiant.e.s?

«il serait possible de se défaire de la vision que les activités sur le campus s’adressent seulement à un public d’universitaires.» – Axel Arsenault-Lévesque, étudiant en loisir, culture et tourisme

Pour susciter l’intérêt culturel des étudiant.e.s de l’université, il faudrait tout d’abord les consulter. Carol-Ann Tellier, qui s’est impliquée auprès d’UQTR en Spectacle, croit qu’il serait pertinent de faire suite à la consultation de l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) à ce sujet. «Au début de mois d’octobre, ils [l’AGE UQTR] ont fait un sondage sur leur page Facebook à savoir quels sont les goûts des étudiants en termes d’activités socioculturelles», indique-t-elle.

Certains étudiant.e.s ont avancé que la Chasse Galerie est un lieu propice à la pratique d’activités culturelles. Étant un lieu d’attachement et identitaire à l’université, la présence de spectacles musicaux et humoristiques, ou encore, de conférences dans ce lieu serait intéressant de mettre de l’avant par les différents médiateurs culturels à l’UQTR.

À qui revient la responsabilité de la programmation culturelle ?

Si l’offre culturelle est déjà présente et que l’intérêt des étudiant.e.s pourrait seulement être stimulé davantage, est-ce que c’est plutôt un problème de gestion auquel l’on fait face ? La programmation culturelle de l’Université serait-elle trop dispersée à travers les différents acteurs de la communauté étudiante? En effet, l’AGE UQTR, les différentes associations étudiantes, les SAE et le Groupe des médias étudiants (GME UQTR) offrent tous respectivement des activités culturelles. Est-ce l’offre culturelle aurait une meilleure cohérence si elle relevait d’une seule organisation, ou si les différentes organisations avaient la possibilité de se coordonner entre elles?

Jack Saloon A2018

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