Sabrina Larocque-Arcand: En route pour Miss Canada

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C’est par goût du défi que Sabrina Larocque-Arcand a décidé de participer à Miss Canada 2017. Photo: Gracieuseté.
C’est par goût du défi que Sabrina Larocque-Arcand a décidé de participer à Miss Canada 2017. Photo: Gracieuseté.

Étudiante en gestion à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Sabrina Larocque-Arcand participera au concours Miss Canada 2017, qui aura lieu en mars prochain à Québec. Le Zone Campus s’est entretenu avec elle pour en savoir plus sur ses motivations, ses buts et ses défis par rapport à ce concours, et faire tomber certains préjugés.

Zone Campus: Qu’est-ce qui vous a amenée à participer à Miss Canada?

Sabrina Larocque-Arcand: L’année dernière, j’ai participé au concours Miss Québec, où j’ai été finaliste. Je l’ai fait parce que j’adore me lancer des défis et sortir de ma zone de confort, pas du tout par goût de la compétition. Finalement, l’expérience m’a vraiment plu, et ça m’a donné envie de recommencer cette année avec Miss Canada.

ZC: Comment voyez-vous ce concours?

SLA: À mon premier concours, j’avais une vision très biaisée à ce sujet, comme beaucoup de gens. Je me demandais vraiment: «Dans quoi je m’embarque?» Mais j’ai été agréablement surprise de constater que contrairement à ce que l’on pense, ce n’était pas un concours de beauté, où nous sommes évaluées sur notre apparence, mais un concours de personnalité. J’ai rencontré des personnes extraordinaires là-bas. On était toutes différentes tant physiquement que psychologiquement, on avait toutes des aspirations diverses. J’avais vraiment l’impression d’être dans une ambiance d’entraide plutôt que de compétition.

«On dirait que la société nous pousse à devoir absolument choisir entre deux images contradictoires de la femme.» ―Sabrina Larocque-Arcand

ZC: Peut-on combattre les préjugés par rapport au concours?

SLA: Déjà, on ne peut pas en vouloir aux gens de ne pas connaître ce domaine s’ils ne se sont jamais penchés sur le sujet. Ensuite, on balaie les préjugés qu’on aurait pu avoir entre nous. On a beau ne pas se connaître, quand on discute, on se rend compte qu’on est des jeunes femmes comme les autres. En fait, le problème est plus général: toute la société tourne autour d’une image matérialiste et superficielle de la femme. Par exemple, on parle beaucoup des jeunes femmes du Salon de l’auto: j’ai rencontré plusieurs d’entre elles qui étudient en droit international et payent leur session grâce à cette semaine de travail. Malheureusement, on dirait qu’on nous pousse à devoir absolument choisir entre deux images contradictoires de la femme.

ZC: Comment vous préparez-vous à ce concours?

SLA: Psychologiquement, j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de préparation, qu’il faut savoir rester soi-même. Dans ce domaine, la préparation sera plutôt de trouver des commandites, des gens qui nous soutiennent, faire des activités de bénévolat, rencontrer des gens… Et surtout, rester ouvertes à la différence.

ZC: Est-ce facile de concilier les études et le concours?

SLA: Non, pas vraiment [rires]. En plus de mes études, je suis déjà engagée dans un certain nombre d’activités extra-scolaires, et je travaille également pour payer mes études, en tant qu’organisatrice événementielle et mannequin. J’ai aussi un emploi dans un restaurant. Cela fait deux mois que je rencontre différents commanditaires et que j’y passe beaucoup de temps. Il y a aussi beaucoup de travail en ce qui concerne les médias sociaux. Ça reste une charge assez importante, jusqu’à 80 heures par semaine parfois. Comme on ne peut s’investir partout, tout le temps, ça demande de jongler beaucoup avec les horaires. En tant qu’étudiante, c’est effectivement très demandant.

ZC: Est-ce que ça peut aussi être un atout?

SLA: Oui, je pense que j’apprends énormément de choses. Le tout, c’est d’être passionnée, sinon, ça ne marche pas. Et quand je me couche le soir, même si je suis épuisée, ça n’est pas grave, parce que j’aime ce que je fais.

Jack Saloon A2018

2 COMMENTAIRES

  1. Vraiment intéressant, cette vision de l’intérieur. L’ironie demeure : nous jugeons la couverture du livre que sont les concours soi-disant de beauté… parce que nous croyons à tort ou à raison que ce sont des compétitions où l’humain est jugé pour sa couverture. Tout jugement rapide est imprudent, faut croire.

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