Spectacle d’humour du Carnaval étudiant 2017: L’humour — toujours gagnant!

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Katherine Levac a bien plus aux carnavaliers avec son humour près de la réalité des étudiants. Photo: Alicia Lemieux
Katherine Levac a bien plu aux carnavaliers avec son humour près de la réalité des étudiants. Photo: Alicia Lemieux

Dans le cadre du Carnaval étudiant 2017, les humoristes Katherine Levac et David Beaucage ont franchi la scène du 1012 à la suite du traditionnel événement «Une joke, une bière». Fidèle à son habitude, cette soirée a rejoint une grande majorité de carnavaliers prêts à s’esclaffer aux blagues savoureusement adaptées des deux humoristes.

La relève à l’honneur

Les humoristes de la relève sont souvent favorisés lors de ce mythique lundi soir de Carnaval. Leurs blagues sont ordinairement bien adaptées au contexte universitaire. Ce sont en effet des gags sur les futures enseignantes du primaire ou une intrusion dans une salle de classe qui ont, entre autres, fait lever les rires.

La soirée a débuté à 21h, avec l’humoriste David Beaucage joliment vêtu de sa veste de l’Université du Vermont. Bien qu’il soit moins connu que Katherine Levac, ses blagues, son aisance sur scène et ses imitations ont tout de même réussi à convaincre le public. Parmi ses imitations, un peu loufoque, on retrouvait entre autres un étudiant français au Québec qui veut montrer qu’il s’est intégré, un aveugle mythomane ou bien un politicien qui se mélange avec les paroles de Black Eyed Peas. Pour illustrer certaines histoires, l’humoriste se faisait caméléon en figurant la voix de plusieurs personnages à la fois, comme celle d’un bébé qui s’évanouit plutôt que s’endormir dans les bras d’une tante.

Ce sont en effet des gags sur les futures enseignantes du primaire ou une intrusion dans une salle de classe qui ont entre autres fait lever les rires.

Programmation principale

Évidemment, l’artiste tant attendue de la soirée était Katherine Levac. Celle qu’on a pu voir dans l’émission Code F à Vrak. TV et Like moi! à Télé-Québec reçoit une attention médiatique importante depuis la dernière année. C’était une chance de la recevoir à l’UQTR, alors que sa carrière prend son envolée. En effet, l’humoriste franco-ontarienne a gradué de l’École nationale de l’humour en 2013 et s’est déjà démarquée en remportant En route vers mon premier gala Juste pour rire en 2014 et en occupant les premières parties de Jean-François Mercier.

David Beaucage, qui précédait Katherine Levac, s’est bien débrouillé devant la foule. Photo: Alicia Lemieux
David Beaucage, qui précédait Katherine Levac, s’est bien débrouillé devant la foule. Photo: Alicia Lemieux

En place sur scène, cette dernière remercie son prédécesseur David Beaucage en le comparant à un gars qui pourrait se faire recruter par les Thrashers d’Atlanta avec ses cheveux mi-longs et son vieux coton du Vermont. Sa petite voix oscillante la caractérise, alors elle joue beaucoup avec cet aspect dans ses personnages. Elle s’est, entre autres attardée pendant son numéro aux choix de carrière parfois décevant pour les parents, de l’utilité des cure-pipes, aux types des futurs professeurs du primaire et d’enrôlement des enfants à la première communion. Tous ses thèmes venaient rejoindre en général les étudiants qui se reconnaissaient dans les anecdotes réalistes, mais caricaturées.

«Moi je suis diplômé de l’Université d’Ottawa. Bien non, je sais, on n’a pas de programme en récréologie.» —Katherine Levac

L’humoriste savait aussi capter les réactions des étudiants et précisait à l’occasion les noms de programmes d’étude, en conservant certains gags sur des groupes visés. «Moi je suis diplômée de l’Université d’Ottawa. Bien non, je sais, on n’a pas de programme en récréologie». C’est aussi sa vivacité d’esprit qui a étonné le public lorsqu’elle a répliqué à des moments imprévus comme lorsqu’une étudiante a crié «Code F» pendant une réplique. «Ça, tu vois, c’était très pertinent dans ce que je disais. Cette fille-là est d’adon. Elle s’est dit: “j’ai quelque chose à dire et je vais le dire maintenant”. On t’en remercie.»

Cependant, au bout d’une heure, le public semblait être moins attentif. La durée du spectacle était donc très raisonnable, et les carnavaliers sont ressortis le sourire aux lèvres du 1012 (salle située au pavillon Nérée-Beauchemin de l’UQTR) pour poursuivre la soirée à la Chasse-Galerie avec DJ Krona.

Jack Saloon A2018

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