Surface of Atlantic au Café Frida: Mélodieusement planant

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Les cinq membres du groupe se complétaient à merveille et les instruments étaient bien dosés les uns aux autres. Photo: A. Lemieux
Les cinq membres du groupe se complétaient à merveille et les instruments étaient bien dosés les uns aux autres. Photo: A. Lemieux

Pour une deuxième fois depuis son ouverture, le Café Frida offrait un spectacle musical en ses lieux le 5 décembre dernier. Le local situé sur la rue des Forges a fait salle comble et il était intéressant de voir une clientèle un peu plus diversifiée à l’occasion du groupe Surface of Atlantic, dont le chanteur est originaire de Trois-Rivières. Une très belle soirée conviviale comme le Frida sait les organiser.

Au cœur de la nature

La formation Surface of Atlantic s’inscrit dans un son à la fois folk et indie rock très planant. Le spectacle a commencé tout en douceur avec une piste plus instrumentale alors que la guitare électrique installait de longues notes et que le clavier assurait la mélodie. Dès la deuxième chanson du groupe, un rythme plus rock et prononcé s’est distancé des premiers balbutiements du spectacle. Les influences de Beck ou Sigur Ros sont très perceptibles dans leur musique et dans la voix du chanteur. Le groupe s’approprie très bien ces styles, mais tout en offrant leur propre mixture. Certains élans aériens n’étaient sans nous rappeler la philosophie post-rock, shoegaze et dream-pop de l’ensemble qui accrochait son public avec une pop non loin des bonnes années des géants de Coldplay. Surface of Atlantic s’écoute facilement les yeux fermés vu le degré contemplatif du son, les images ressenties et évoquées par la pureté de leur musique.

Les influences de Beck ou Sigur Ros sont très perceptibles dans leur musique et dans la voix du chanteur. Le groupe s’approprie très bien ces styles, mais tout en offrant leur propre mixture.

Projections faites maison

Encore cette fois, le Café Frida avait une équipe qui s’assurait de capter en vidéo le spectacle en plus d’y ajouter des projetions et des effets de lumières. Il s’agit d’un élément clé qui joue beaucoup sur la performance à laquelle le public a droit. En ayant accès au deuxième demi-étage du Frida, l’artiste local Daniel Delisle s’affairait à projeter, à l’aide d’entre autres une simple lampe de poche, des icônes de vagues, de petites maisons ou de silhouettes de petits soldats que l’on reconnaissait comme provenant des maquettes utilisées pour le précédent spectacle (Big Brave). Du bas, d’où à lieu le spectacle, ces effets venaient donner de l’ampleur aux mots et à la musique qui se manifestaient. Cette petite touche d’effets spéciaux sans prétention donnait un résultat relativement impressionnant pour le public et renchérissait à la convivialité de l’évènement. Le tout démontre qu’il est possible de donner un beau résultat de spectacle même avec de petits moyens.

La voix du chanteur Dave Douville était magnifiquement mise en valeur. Photo: A. Lemieux

Retour aux sources

Le groupe formé à Montréal compte déjà trois opus à son actif. Il se produit indépendamment depuis 2007 à la sortie de leur premier album Ephemeral as we speak et sort, trois ans plus tard, A Frame Per Season. En septembre dernier, c’est au tour du troisième maxi, Fortunate Lives, de voir le jour. Dave Douville, chanteur du groupe, mentionnait être très heureux d’être de retour dans la ville trifluvienne. «Je viens de Trois-Rivières et ça fait 15 ans que je n’ai pas joué ici», mentionnait-il en lançant un regard à de vieux amis. La formation s’est entre autres fait connaitre en ayant quatre de leurs chansons qui ont passé dans le célèbre film de Xavier Dolan, J’ai tué ma mère, sorti en 2009.

«Je viens de Trois-Rivières et ça fait 15 ans que je n’ai pas joué ici»-Dave Douville

La soirée s’est très bien conclue par un rappel improvisé du groupe. Même s’ils ne savaient pas trop où ils s’en allaient, ils ont tout de même offert une courte pièce instrumentale suivie d’une plus vieille chanson que le claviériste tenait absolument à faire. Le public assis par terre devant les musiciens semblait être très heureux d’assister à ce rappel intime et hors du commun. Ce fut une très belle soirée en des lieux chaleureux et conviviaux, à suivre pour les prochaines à venir.

Il est possible de se procurer le tout récent album de Surface of Atlantic, Fortunate Lives, via la plateforme bandcamp.

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